Junior Cup

Célia Henaff : “J’ai envie de m’amuser, de profiter de l’évènement”

Médaillée sur les derniers championnats d’Europe juniors et vainqueure cet hiver sur la coupe de France, la Savoyarde Célia Henaff a hâte de prendre part à ses deuxièmes championnats du monde juniors.

  • Bonjour Célia. Comment vas-tu ? Hâte de disputer ces mondiaux juniors ?

Je vais bien. J’ai très hâte de participer aux mondiaux juniors, mes deuxièmes. Surtout que c’est en Suède, c’est un super pays. Ça va être une belle ambiance, j’ai hâte.

Celia Henaff © Katariina Peetson
  • Comment analyses-tu ta saison jusqu’ici ? Trois étapes de la Junior Cup, dont les Championnats d’Europe juniors, des victoires sur la coupe de France…

Il y a des bonnes choses comme des mauvaises. Il y a de la progression par rapport à l’année dernière. Il y a des bons temps de ski qui font plaisir. Mais je ne suis pas satisfaite à 100% de ce que je produis. Après, comme tout athlète, on veut la perfection. C’est une saison moyenne-bonne jusqu’ici.

La grande satisfaction reste ma participation aux Mondiaux juniors.

  • Est-ce un hiver qui répond pour le moment à tes attentes ?

Un hiver qui répond partiellement à mes attentes. Sur la partie ski, je suis sur la bonne voie. Quand je compare mes temps par rapport à l’année dernière je suis plus régulière, plus aux avant-postes. Sur le tir, je suis déçue au niveau de la régularité. Je sais faire de bons tirs mais je me troue quelques fois. Ce n’est pas facile mais ça reste correct.

Celia Henaff (FRA) © Authamayou/NordicFocus

D’avoir eu une médaille aux championnats d’Europe juniors (deuxième sur le relais mixte simple avec Léo Carlier, ndlr) c’était une satisfaction même si on finit à deux dixièmes de la première place. La médaille d’argent fait quand même plaisir. Après la grande satisfaction reste ma participation aux Mondiaux juniors.

  • Ces mondiaux juniors, un objectif que tu avais coché en début de saison ?

C’était l’objectif principal de l’année. Il y a beaucoup d’envie et un peu de stress comme sur toutes les courses. Mais j’ai vraiment envie d’y aller, de faire de belles courses, de prouver dont je suis capable.

C’était une expérience inoubliable qui va rester gravée dans ma mémoire.

  • Penses-tu que ta première participation aux Mondiaux juniors l’an dernier peut t’aider à mieux appréhender ceux de cette année ?

Je pense que toutes les participations internationales nous aident pour le futur. Quand je regarde mes championnats du monde de l’année dernière, c’était le premier grand évènement de ma carrière. Je n’ai pas envie de revivre les mêmes Mondiaux parce que je n’avais pas une grande satisfaction. J’y vais cette année avec un peu plus d’expérience, avec une année de plus. Je pense que ça va m’aider. Après ça reste des championnats du monde, on a toujours un petit peu peur, on reste jeune.

Celia Henaff (FRA) © Thibaut/NordicFocus

L’année dernière, j’avais vécu les courses des championnats du monde d’Otepaa comme un apprentissage. J’avais réussi à mettre les choses en place sur le tir, c’était plus compliqué sur les skis. Ce n’était pas des courses que j’avais envie de revivre d’un point de vue physique. Mais mentalement et esprit d’équipe je l’ai vraiment bien vécu, surtout en ramenant une médaille en relais (médaillée de bronze). C’était assez fou. C’était une expérience inoubliable qui va rester gravée dans ma mémoire.

  • Y-a-t ’il de l’excitation supplémentaire de faire ces Mondiaux à Ostersund ?

Le pas de tir à l’air d’être vraiment bien d’après les coupe du monde qu’on a regardées à la télé. Ça va être une super piste avec un super site, donc je suis très excitée de courir sur un site de coupe du monde.

Célia Henaff (FRA) © Authamayou/NordicFocus
  • Avec quelles ambitions te rends-tu sur ces mondiaux juniors ?

On se fixe des objectifs sur le tir, en ski ou au niveau des résultats. Avant tout, j’ai envie de mettre les balles. J’ai envie de m’amuser, de profiter de l’évènement, de prendre de l’expérience, de prendre tout ce qu’il y a autour de nous pour que ça nous apprenne à grandir. J’ai envie de faire ce que je sais faire à mon niveau, sans trop ou pas assez d’engagement dans mon biathlon.

Crédit photo : Authamayou/NordicFocus