S’élançant en deuxième relayeur avec 50 secondes de retard sur la tête, Émilien Jacquelin a réalisé une course exceptionnelle, repositionnant les Bleus en première position à mi-parcours.
Du très grand Émilien Jacquelin
Il a été le point de bascule des Bleus ! Alors que c’était mal engagé, avec Fabien Claude visitant l’anneau de pénalité suite à son tir debout, Émilien Jacquelin a sorti le grand jeu pour replacer le relais tricolore dans une position idéale.

Parti avec 50 secondes de retard sur la Norvège, le Villardien s’est élancé telle une fusée ! Au tir, Émilien Jacquelin assurait aussi. 5/5 au couché, il ne comptait plus que 7 secondes de retard sur l’Allemagne, tandis que les Norvégiens avec Johan-Olav Botn basculaient déjà derrière à 25 secondes. Sur un nuage, le Tricolore revenait rapidement sur la tête, avant de s’envoler seul devant pour le tir debout. Un exercice sur le pas de tir avec qu’une seule pioche, pour garder la tête jusqu’à son passage de relais avec Quentin Fillon Maillet.

Du très grand Émilien Jacquelin donc aujourd’hui, paré d’or pour la première fois aux JO grâce à Quentin Fillon Maillet et Éric Perrot qui ont parfaitement terminé le travail. Pour la première fois de leur histoire, les Bleus sont champions olympiques du relais masculin. “Je connais trop bien mon sport pour savoir qu’un relais, même avec un tour de pénalité, c’est pas la mort, disait Émilien Jacquelin pour France TV sport. Rien n’est fait. Il y a quatre relais, c’est long, il y a plus d’une heure vingt de course aujourd’hui. Il y a le temps de se refaire. Et cinquante secondes en soit, si on doit prendre quatre sprints cumulés, on est capable de revenir. Donc vraiment j’ai attaqué ce relais en essayant de lisser mon effort. Dès le premier tour, j’ai vu que je reprenais du temps. Le couché, je l’ai fait comme tous ces derniers jours, ça s’est très bien passé. Et deuxième tour encore une fois, en tout cas à ce moment-là, je trouvais que ça ne skiait pas assez vite. Pourquoi attendre ?”

“C’est les émotions. Mais avant le dernier tir d’Éric, en fait toutes les émotions il faut les vivre. Même le stress, la peur… Même si ça devait mal se terminer, c’est des émotions qui sont folles. Et les Jeux Olympiques, c’est ça avant tout. Il y a des larmes de joie, parfois aussi de tristesse. J’ai eu les deux sur ces Jeux. Mais encore une fois, sur ce relais masculin, c’est un titre qui n’a jamais été fait par l’équipe de France de biathlon masculine. On a fait médaille d’argent il y a quatre ans, ce qui n’était pas arrivé depuis les Jeux de Turin. Et je pense que la génération Turin, c’est celle qui nous a fait rêver, les quatre qui ont couru aujourd’hui. Médaille d’or, ouais c’est incroyable.”
Crédit photo : Thibaut/NordicFocus

