Présente cette semaine à Martell pour les championnats d’Europe, Sophie Chauveau est revenue sur cette folle densité au sein de l’équipe de France féminine qu’elle a du mal à vivre.
Une densité difficile à vivre pour Sophie Chauveau
Après six étapes de coupe du monde, cinq Françaises appartiennent au top 10 du classement général. En IBU Cup, les Bleues ne sont pas en reste en monopolisant les trois premières places du général. Cet hiver, l’équipe de France féminine possède une densité rare et exceptionnelle. Comme Paula Botet sur le sprint d’Oberhof, les Tricolores performantes sur le circuit B sont loin de faire de la figuration une fois montées en coupe du monde. Une dynamique et des résultats incroyables qui font tout de même quelques dégâts, à l’image de Sophie Chauveau.

Malgré sa très belle deuxième place sur le sprint d’Hochfilzen en décembre, la Bornandine n’a pas été sélectionnée pour les étapes de coupe du monde de janvier. Pourtant membre du relais féminin champion du monde il y a un an, la Française a été victime de cette densité en interne, comme également sa coéquipière Gilonne Guigonnat, redescendue sur le circuit B depuis la mi-décembre.

Pour Sophie Chauveau, la pilule a été difficile à avaler, elle qui espérait tant vivre un nouvel hiver complet sur la coupe du monde. Cette équipe de France très compétitive est à la fois, une grande source d’inspiration et de motivation, mais aussi très difficile à vivre : “J’ai dit à ma famille, c’est cool à regarder à la télé mais c’est un enfer d’être dans cette équipe de France parce qu’on est sans arrêt sur un siège éjectable, avoue-t-elle pour la chaîne l’Équipe. Après le côté positif c’est qu’on est obligées de se surpasser, de se donner encore plus. C’est ce qui m’a permis l’année dernière de réussir mes performances, comme pour Jeanne (Richard) et Océane (Michelon) qui sont impressionnantes cette année. Il y a du positif avec cette équipe de France, mais ce n’est pas toujours facile à gérer.”
La semaine prochaine sera déterminante pour Sophie Chauveau
Si les jours qui ont suivi l’étape du Grand Bornand ont été difficiles, Sophie Chauveau admet avoir trouvé un second souffle en retrouvant une équipe jeune et une ambiance moins pesante en IBU Cup : “J’ai appris tout de suite après la fin de l’étape du Grand Bornand que je redescendais en IBU Cup. Les fêtes de Noël ont été très dures. J’étais très bien entourée donc j’ai réussi à me retrouver très vite. Les premières courses d’IBU Cup se sont plutôt bien déroulées. J’ai été très bien accueillie dans cette équipe. J’ai retrouvé mes anciens coachs. Une équipe très jeune, très dynamique, l’ambiance est super légère et franchement ça fait beaucoup de bien.”

Mais les espoirs de retrouver la coupe du monde en cette fin de saison ne sont pas tous perdus pour Sophie Chauveau. Actuellement à Martell pour les championnats d’Europe, la native de Genève prendra part la semaine prochaine à la septième étape de l’IBU Cup à Ridnaun (Italie). Une manche permettant au staff tricolore de décider de qui entre Sophie Chauveau, Paula Botet et Gilonne Guigonnat sera la sixième française aux championnats du monde de Lenzerheide. Une place de remplaçante certes, mais sans doute très importante en vue du dernier mois de compétition sur la coupe du monde.
Crédit photo : Authamayou/NordicFocus

