Cinquième du classement général cet hiver avec huit podiums, Émilien Jacquelin tire un bilan positif de sa saison olympique. Mais le Villardien laisse toujours planer le doute sur la suite de sa carrière.
Émilien Jacquelin, réponse prochainement
Pour la troisième fois de sa carrière, Émilien Jacquelin a terminé un hiver au cinquième rang mondial : sa meilleure performance au classement général. Malgré quelques déconvenues, notamment sur le sprint d’Oberhof en début d’année avec une 68e place, le Tricolore de 30 ans s’est montré régulier pour atteindre le top 5 mondial.

Pas de victoire certes, mais huit podiums, dont quatre consécutifs entre Otepaa et Oslo Holmenkollen. Avec un tir couché naturel et précis (89%), il n’est pas reparti bredouille du point d’orgue de l’hiver. En bronze sur la poursuite des JO de Milan Cortina, il a grandement contribué au titre olympique sur le relais masculin, auteur d’une fantastique remontée.

Une saison pleine pour le biathlète originaire de Grenoble qui tirait un bilan positif à l’issue de la mass start d’Oslo Holmenkollen dimanche, terminée à la cinquième place. “Il y a deux week-ends où je passe au travers (Ostersund et Oberhof, ndlr), avoue Émilien Jacquelin pour Eurosport. Mais hormis ça, du bon Hochiflzen, du très grand au Grand Bornand, et j’ai été régulier sur l’ensemble de la saison. Si on prend le classement de chaque discipline, c’est la première année que je suis dans le top 10, voire mieux. D’habitude j’avais du mal sur l’individuel, là je finis troisième. Beaucoup de positif. Il a peut-être manqué la cerise sur le gâteau lors des JO, mais ça reste une très belle saison.”

Désormais, tout le monde se demande si Émilien Jacquelin sera bien sur le circuit la saison prochaine. Depuis neuf saisons sur la Coupe du monde, l’intéressé a peut-être pris part à sa toute dernière course hier en Norvège. Lors de la cérémonie des fleurs, il apparaissait d’ailleurs très ému, les larmes aux yeux. Indice ou pas sur la suite, le double champion du monde de la poursuite promet de mettre fin au suspense rapidement : “J’ai fait mon petit bonhomme de chemin, et je pense que la semaine prochaine (cette semaine, ndlr) je pourrai en parler plus facilement”.
Crédit photo : Authamayou/NordicFocus

