Utilisant quatre balles de pioche sur son dernier tir, Émilien Jacquelin a malheureusement disqualifié l’équipe de France sur le relais mixte simple d’Otepaa. Un relais qu’il partageait avec Camille Bened.
Émilien Jacquelin, une balle de trop qui coûte cher
Cette dernière journée en Estonie commence mal pour le clan français ! En binôme, Camille Bened et Émilien Jacquelin lançaient cette journée de relais mixtes avec l’objectif de marquer de gros points en vue du globe du relais mixte. Malheureusement, si la première moitié de course était excellente, tout est allé de travers sur le deuxième et dernier relais du Villardien.
Sur son dernier tir debout, juste avant de passer le relais à sa coéquipière, Émilien Jacquelin a pioché à quatre reprises, contre trois comme le stipule le règlement. Une faute directement sanctionnée puisque quelques minutes plus tard, Camille Bened était stoppée net dans son élan. Une disqualification et un zéro pointé donc pour la France sur ce relais mixte simple. Conséquence, La Norvège domine à présent le classement de la spécialité pour 35 points devant les Bleus, à une épreuves de la fin. C’est une très mauvaise opération également pour les coupes des nations : la Norvège s’échappe chez les hommes, la Suède se rapproche à 90 points seulement chez les femmes.

Une faute aux lourdes conséquences dans la quête de cristal qu’explique Émilien Jacquelin au micro de la chaîne l’Équipe : “Tout le monde a vu ce qu’il s’était passé. C’est en donnant le relais à Camille que le kiné me dit que j’ai tiré quatre balles de pioche. Sur ce tir debout venteux, j’avais envie d’engagé, quitte à aller sur l’anneau, en espérant que les autres allaient prendre leur temps pour mettre les balles. Je mets une balle, deux balles, trois balles, et dans le feu de l’action j’en mets une quatrième. Je suis sincèrement désolé pour Camille et pour l’équipe. Des fois, quand on est un peu trop excité on peut se perdre. Et pourtant j’ai eu la lucidité un moment donné de regarder mes balles de pioche et de me dire, ok je suis bien à trois, mais non c’était quatre. Avec la fatigue, ça se paie cash. “
Crédit photo : Thibaut/NordicFocus

