Largement en tête avant le dernier tir, Émilien Jacquelin s’est fait un peu peur en allant sur l’anneau de pénalité. Mais le succès reste total pour l’équipe de France.
Une petite frayeur sans conséquence pour Émilien Jacquelin
Largement devant, au-dessus du lot, les Bleus ont dominé de la tête et des épaules le relais mixte d’ouverture des championnats du monde. Après les passages de Julia Simon, Lou Jeanmonot et Éric Perrot, la France comptait 1 minute 30 secondes d’avance sur l’Italie avec seulement deux balles de pioche.

En dernier relayeur, Émilien Jacquelin n’avait plus qu’à terminer le travail. Facile à dire. Une pioche au couché, le Villardien décidait de remettre un peu de piment sur la fin de course. Sur le tir debout, une cible lui résistait malgré trois balles de pioche. 150 mètres supplémentaires sans conséquence. Émilien Jacquelin repartait pour son dernier tour avec une minute de marge sur l’Allemagne.

Au micro de la chaîne l’Équipe, le Français est revenu sur ce moment délicat à gérer derrière la carabine. Heureux de l’or autour du cou, il est toutefois partagé par sa prestation en demi-teinte comparé à celles de ses collègues : “C’est sûr que ce n’est pas évident, surtout sur un championnat (un dernier tir pour jouer l’or, ndlr). Autant sur les courses de coupe du monde, comme les quatre derniers relais masculins où c’était le cas aussi, j’avais bien réussi à gérer le truc. Aujourd’hui, le debout était un petit peu plus compliqué. Déjà sur l’installation je l’ai senti, donc il va falloir que j’apprenne de ce qu’il s’est passé sur ce tir debout. Mais on va dire que le reste, le couché et sur les skis, c’était vraiment positif. Donc très content pour l’équipe bien sûr, mais individuellement on a toujours envie de vraiment participer à la fête et je l’ai fait à moitié.”
Crédit photo : Thibaut/NordicFocus

