Coupe du Monde

Antholz – Les Bleus encore vainqueurs sur le relais masculin

Fabien Claude, Quentin Fillon Maillet, Éric Perrot et Émilien Jacquelin ont écrasé la concurrence et remportent un quatrième relais consécutif. Historique ! La Norvège deuxième au sprint face à la Suède.

La France impériale

Sur le futur site olympique d’Antholz, les Français ont largement dominé les débats. Invaincus cette saison, ils n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires, pas même à la redoutable équipe de Norvège.

Fabien Claude lance le relais dans de bonnes dispositions, malgré trois pioches au total. Face au nouveau numéro un mondial Sturla Holm Laegreid, il s’arrache dans le dernier tour pour lancer Quentin Fillon Maillet à huit secondes de la tête.

Fabien Claude (FRA) © Manzoni/NordicFocus

Quentin Fillon Maillet ultra dominateur

Un léger retard que comble aisément le double champion olympique. Il s’offre même le luxe d’attaquer Tarjei Boe, vainqueur hier et bientôt retraité, dans les derniers mètres avant le premier tir. En difficulté hier, Quentin Fillon Maillet trouve un nouveau relâchement sur son tir qui lui permet de ressortir avec le 5/5.

Plus fort sur la piste, le Jurassien maintient à l’écart l’aîné des frères Boe. Irréprochable sur le tir debout qu’il réalise en moins de vingt secondes, il assomme la concurrence. Quentin Fillon Maillet conclut sa course avec le meilleur temps de son groupe, et transmet le relais avec 37 secondes d’avance.

Quentin Fillon Maillet (FRA) © Thibaut/NordicFocus

Éric Perrot meilleur que Johannes Boe

Si l’ogre Norvégien est légèrement plus rapide sur la piste, Éric Perrot n’ouvre aucune porte sur le pas de tir. En pleine maîtrise, le tir couché semble lui être une formalité quand Johannes Boe doit passer par deux pioches.

Éric Perrot rivalise de vitesse avec son adversaire pendant l’entre-deux tirs, qui cravache désormais avec cinquante secondes de rebours. La pression ne l’effleure pas le moins du monde sur le tir debout, et l’avance de l’équipe de France s’accroît encore et encore. C’est avec presque une minute d’avance que s’élance Émilien Jacquelin.

Eric Perrot (FRA) © Manzoni/NordicFocus

Émilien Jacquelin conclut (presque) sans encombre

Dans un match à distance face à Vetle Christiansen, Émilien Jacquelin enfonce le clou. Plus rapide sur les premiers tours, il ne perd que très peu de temps sur le pas de tir avec une seule pioche. Une petite chute dans la descente ne le déstabilisera pas. Sur le dernier tir debout, Émilien Jacquelin a la victoire dans le viseur, mais ce sont les cibles qui ont tremblé. Un 5/5 qui lui permet de profiter du dernier tour, avec 1 min 18 s d’avance sur ses poursuivants.

Avec quatre pioches au total, et de loin le meilleur temps de tir, l’équipe de France bat encore ses rivaux norvégiens : et de 4-0 !

Emilien Jacquelin (FRA) © Manzoni/NordicFocus

Ça sent bon le cristal

Douze pioches pour l’équipe de Norvège, qui se fait peur dans le dernier tour : à la poursuite de Vetle Christiansen, Sebastian Samuelsson doit finalement s’incliner au sprint. La Norvège finit deuxième, la Suède troisième. Il n’aura pas manqué grand-chose à Tommaso Giacomel pour offrir un podium à l’Italie, quatrième à vingt secondes des Scandinaves. La Suisse cinquième, la République Tchèque sixième. Avec l’absence de Philipp Nawrath, l’Allemagne ne peut se classer mieux que septième.

Forcément, avec quatre victoires en quatre courses, les Bleus ont quatre doigts et demi sur le globe de cristal du relais masculin. 360 points d’engrangés, contre 280 pour la Norvège. Sachant que la victoire vaut 90 points, il suffirait à la France de gagner 10 points sur le dernier relais prévu à Nove Mesto le 9 mars. C’est-à-dire, terminer 31e… sur 22 équipes participantes.

Résultats complets

Crédit photo : Manzoni/NordicFocus