Quatrième du sprint à seulement deux dixièmes du podium olympique, Émilien Jacquelin a touché du doigt son rêve de médaille en individuel.
Émilien Jacquelin à un boyau de la médaille
Après un individuel compliqué terminé à la 55ème place, Émilien Jacquelin se devait de réagir sur ce sprint olympique. Très à l’aise dès les premiers kilomètres, le Villardien se faisait plaisir et nous sortait le grand jeu derrière la carabine. Un 10/10 maîtrisé dans les règles de l’art, marqué par un debout d’anthologie en seulement 16 secondes. Malgré 6 secondes d’avance à la sortie du debout sur Quentin Fillon Maillet, l’Isérois n’a pas tenu le choc physiquement. Payant ses efforts des deux premiers tours, il laissait échapper plus de 20 secondes dans la dernière boucle. Un dernier kilomètre fatal qui le sortira du podium pour terminer à une cruelle quatrième place.

“0,2 dixièmes c’est frustrant”
Un moment difficile et dur à encaisser pour Émilien Jacquelin après la course. “D’un côté, c’est une course quasi parfaite, j’ai énormément engagé sur les skis, confiait t-il au micro de France TV. Je le paye à la fin, c’est presque normal ; l’inverse aurait été monstrueux. Au tir, j’ai simplement été moi-même. Très content d’avoir pu faire cette course là aujourd’hui. 2 dixièmes, c’est frustrant, on peut perdre cet écart un peu partout.”

“Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon frère qui était en bord de piste. J’avais à cœur de faire juste ce qu’il connaît de moi, ce qu’il voit à l’entraînement et ce que je suis capable de faire. Et parfois sur une course comme l’individuel, je me bride tout seul. De ce côté-là, je n’ai aucun regret à avoir. La seule chose sur laquelle je peux me tourner maintenant, c’est de réitérer la même chose sur la poursuite. Tout en ayant plus de hargne comme j’aime le faire.”
“Je pense que là ou je perds ces deux dixièmes, et même ces 3 secondes sur Vetle (Christiansen ndlr), c’est sur du relâchement dans ce dernier kilomètre. Je n’avais plus beaucoup d’énergie, je fermais les yeux tellement que la fatigue était présente. C’est un week-end spécial pour moi (22ème anniversaire de la mort de Marco Pantani). Comptez sur moi pour faire le show dimanche et mettre le feu sur la piste.”
Crédit photo : Thibaut / NordicFocus

