Deuxième partie de notre entretien avec les sœurs Gasparin, ambassadrices de la marque Odlo. Devant leur public, Elisa et Aita espèrent briller et remporter une première médaille mondiale pour leur pays. Avec Selina, elles nous dévoilent les caractéristiques de Lenzerheide, un site unique et qui compte beaucoup pour elles.
Deuxième partie : des mondiaux à la maison
Les championnats du monde à domicile à Lenzerheide approchent. Il s’agira d’une première pour la Suisse. Qu’est-ce qu’ils signifient pour vous ? Qu’est-ce qui en fait une destination phare ?
Elisa : Lenzerheide est tout pour nous. En fin de compte, même si beaucoup de gens le regardent, le biathlon reste un sport très confidentiel. Mais pour nous, le fait qu’ils soient à Lenzerheide et que nous puissions être sur la ligne de départ pour cette occasion signifie tout. J’espère que ce sera une grande fête avec la présence de nombreux fans venus du monde entier.
Aita : Les championnats seront un événement phare. La Suisse est une nation majeure en ski. Nous avons des montagnes, de la neige naturelle et, dans chaque petite ville, nous avons des tireurs… mais aucun biathlète. Le biathlon n’est pas le sport suisse le plus important, mais nous travaillons pour qu’il le devienne de plus en plus. Les championnats du monde sont l’occasion idéale de répandre la fièvre pour faire en sorte que tout le monde s’y intéresse.

Nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre.
Selina : Lenzerheide est une ville très sportive. Elle organise la Coupe du monde de ski de fond, ainsi que les Coupe du monde de ski alpin, de VTT et de cyclisme. C’est tout naturel qu’elle accueille des événements de ce calibre et, dans la continuité des choses, qu’elle ait obtenu l’organisation des championnats du monde. C’est agréable de voir l’engagement de la région, de la Fédération suisse de ski et de toute la région pour le biathlon. Cet événement aidera au développement du sport et permettra d’attirer de nouveaux athlètes.
Pouvez-vous nous donner plus d’informations sur Lenzerheide ? Par exemple, quelles sont les caractéristiques des pistes et que peuvent attendre les spectateurs d’un tel événement ?
Selina : Il faut prévoir de la crème solaire (rires). C’est la chose la plus importante quand on vient à Lenzerheide. Nous avons la chance d’avoir de la neige naturelle. Si le temps reste le même, il n’y aura aucun nuage dans le ciel. Le ciel est bleu et les conditions hivernales sont vraiment agréables. En plus, l’événement aura lieu dans un endroit apprécié des vacanciers qui pratiquent le ski alpin ou le ski de fond : c’est un très bel endroit pour faire du sport. En ce qui concerne les pistes, je pense que ce sont parmi les plus difficiles de la Coupe du monde. D’abord à cause de l’altitude. Les pistes sont divisées en deux très longues montées et deux descentes. Il ne s’agit pas juste de monter et de descendre. Vous devez donc être au pic de votre forme physique pour espérer un bon temps de ski et prendre de l’avance.

Aita : Ce ne seront peut-être pas les plus grands championnats du monde de l’histoire, comparés à ceux de Nove Mesto ou d’Oberhof. Le stade n’est pas aussi grand et on attend moins de spectateurs qu’à Oberhof. Il est difficile de comparer, car ce seront les premiers en Suisse : nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre. Mais nous voyons clairement que le comité d’organisation travaille très dur avec tout ce qu’il a préparé ces dernières semaines. Le travail qu’il accomplit est impressionnant. Il fait tout pour rendre ces championnats aussi attrayants que possible.
Ce serait la plus belle des histoires que de monter sur le podium à domicile.
Elisa : Pour les fans, ce sera comme un pays des merveilles hivernal. Un vrai village alpin : des petits chalets à l’ancienne ont été construits pour y manger. Il y en aura aussi un grand pour la fête. Ce ne sera pas une petite tente mais un vrai chalet de montagne. On se sentira comme dans un festival au pays des merveilles de l’hiver.

Elisa, vous avez des chances de médailles, notamment sur le relais féminin : 2025 est-elle l’année de la victoire, qui plus est à domicile ? Qu’attendez-vous des championnats du monde, et plus précisément de l’équipe suisse, sachant que votre pays n’a jamais gagné de médaille mondiale ?
Elisa : Cela fait cinq ans que nous attendons ce podium en relais, depuis que nous avons appris que nous organiserons les championnats du monde à la maison. Nous avons terminé à la quatrième place tellement de fois… mais toujours avec des erreurs. Parfois c’était une chute, parfois c’était une erreur stupide sur le pas de tir derrière la carabine. Nous croyons vraiment que si tout le monde réussit une belle course, nous pouvons y arriver. Nous verrons : nous ne pouvons pas prédire l’avenir. Nous avons notre rêve : nous travaillons dur tous les jours pour l’atteindre et nous le gardons toujours en ligne de mire. Je suis sûre que l’équipe suisse se battra pour atteindre ce podium en relais.
Selina, vous serez en dehors des pistes pour encourager vos sœurs : que ressentez-vous ?
Selina : J’espère que mes sœurs et les autres membres de l’équipe profiteront de l’événement et donneront le meilleur d’elles-mêmes. Nous verrons ensuite si les autres concurrentes sont meilleures ou non le jour J. Mais parfois il y a un peu de magie dans le sport : ce serait la plus belle des histoires que de monter sur le podium à domicile.
Elisa : Ce serait un conte de fées.
Selina : Oui, ce serait un conte de fées si, lors des championnats dans notre ville natale, on obtenait la première médaille de l’histoire. J’y crois vraiment.
>> Troisième et dernière partie de notre entretien avec les sœurs Gasparin.
Crédit photo : Manzoni/NordicFocus

