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Les biathlètes à suivre en 2026 : révélations, retours et outsiders à surveiller de près

La saison 2025-2026 s’annonce vibrante pour les passionnés de biathlon. À moins d’un an des Jeux olympiques de Milano-Cortina, les lignes bougent : certaines étoiles montantes confirment leur potentiel, des visages familiers refont surface, et quelques noms moins attendus frappent à la porte du très haut niveau. Le moment est idéal pour jeter un œil aux profils qui pourraient bien marquer l’hiver prochain, tant sur les pistes que dans les classements… voire dans les prédictions faites sur un site de pari en ligne spécialisé. Tour d’horizon.

Franziska Preuss, l’Allemande qui revient au sommet

Elle a tout connu : les podiums, les blessures, le doute… et le retour au premier plan. À 31 ans, Franziska Preuss semble avoir trouvé l’équilibre parfait entre expérience et régularité. Sacrée au classement général de la Coupe du monde 2024-2025, elle a survolé la saison dernière en décrochant notamment la mass start et le sprint à Oberhof, devant un public allemand conquis.

Ce retour au sommet n’a rien d’un hasard : Preuss affiche une solidité au tir impressionnante (92 % de réussite en moyenne sur la saison) et une condition physique qui rivalise avec les meilleures. Elle aborde 2026 comme une saison de confirmation, avec en ligne de mire les Jeux olympiques où elle espère enfin décrocher un titre individuel.

Maren Kirkeeide, la Norvégienne en pleine ascension

Son nom circulait déjà dans les cercles avertis. Cette fois, Maren Hjelmeset Kirkeeide, 22 ans, s’impose pleinement comme une figure émergente du circuit. Formée dans l’exigeante école norvégienne, elle a brillé l’hiver dernier avec plusieurs top 5 et une première médaille en relais mixte. Sa glisse est fluide, son tir debout rapide et précis. Elle pourrait bien incarner la nouvelle vague norvégienne, à l’instar d’un Johannes Boe il y a quelques années.

Ce qui impressionne le plus ? Sa régularité sur l’ensemble des formats, et sa maturité dans la gestion de course. Si elle continue sur sa lancée, un podium olympique n’est pas hors de portée dès 2026.

Lou Jeanmonnot, l’assurance tranquille côté français

Dans l’équipe de France féminine, Lou Jeanmonnot trace sa route avec constance et efficacité. Loin des projecteurs tapageurs, elle enchaîne les performances solides et s’impose comme une valeur sûre du relais tricolore. Son tir couché est l’un des plus stables du circuit, et ses derniers chronos en poursuite montrent une nette montée en puissance.

À 27 ans, elle entre dans ses meilleures années. Elle vise désormais une médaille individuelle, après avoir glané l’or en relais mixte aux Mondiaux 2025. Un objectif réaliste, surtout si elle poursuit son travail méthodique et sa progression linéaire.

Vebjorn Soerum, la surprise venue du nord

Il n’est pas encore une star, mais Vebjorn Soerum fait de plus en plus parler de lui. Ce Norvégien de 26 ans a connu une trajectoire peu classique, alternant les saisons pleines et les passages en IBU Cup. En 2025, il a signé un podium inattendu à Ruhpolding, s’appuyant sur un tir rapide et une attitude conquérante.

Ce profil d’outsider plaît : peu de pression, une envie visible de se battre et des qualités physiques certaines. Il pourrait jouer les trouble-fête sur les formats courts, en particulier sur les sprints.

Julia Simon, la relance après la tempête

Championne du monde en 2023, Julia Simon a traversé une saison 2024-2025 en demi-teinte. Mais l’athlète des Saisies n’a rien perdu de sa hargne ni de son explosivité sur les skis. À 29 ans, elle aborde 2026 avec une forme retrouvée et l’envie claire de retrouver les sommets. Son mental en fait une concurrente redoutable, notamment dans les poursuites où elle excelle.

La Française a déjà montré qu’elle pouvait rebondir après une période difficile. Ne pas la compter parmi les prétendantes aux médailles serait une erreur stratégique.

Martin Uldal et Darcie Morton : aux portes du très haut niveau

La relève, ce n’est pas qu’en Europe centrale. Martin Uldal, Norvégien de 24 ans, progresse à grands pas. Fort d’une médaille de bronze aux championnats d’Europe juniors et d’un solide début en Coupe du Monde, il pourrait s’imposer comme l’un des nouveaux visages de l’équipe masculine norvégienne.

Quant à Darcie Morton, Australienne basée en Europe, elle a impressionné lors des dernières épreuves IBU Cup. Si sa qualification pour les Jeux est encore à sécuriser, son profil atypique attire l’attention. Elle prouve que le biathlon peut s’ouvrir à de nouveaux territoires et de nouveaux publics.

Johanna Skottheim, le retour qui change tout

La Suédoise Johanna Skottheim n’a jamais vraiment disparu, mais sa pause d’une saison avait fait craindre une retraite anticipée. De retour dans l’équipe A, elle apporte son expérience et sa précision au tir, notamment en relais. Si elle retrouve son niveau de 2021, elle pourrait très vite réintégrer le top 10 mondial.

Son retour renforce un collectif suédois déjà redoutable, mené par les sœurs Oeberg. Un trio qui pourrait bien offrir à la Suède l’or olympique par équipes à Cortina.

Vers une saison haute en couleurs

Le biathlon reste un sport d’incertitudes, où tout peut basculer sur une faute au dernier tir ou une glisse manquée dans la dernière montée. C’est ce qui en fait sa beauté. Mais certains profils laissent peu de place au doute : ils seront au rendez-vous cet hiver. Entre les révélations comme Kirkeeide, les retours comme Preuss ou Skottheim, et les outsiders pleins de culot comme Soerum ou Morton, le plateau s’annonce ouvert, explosif, et passionnant à suivre.

La saison 2025-2026 sera aussi rythmée par les sélections olympiques, les relais stratégiques et les confrontations directes entre nations fortes. Pour les amateurs de stats, de performance… et même de prédictions en tout genre, c’est le moment parfait pour affiner ses lectures, comparer les progressions et suivre de près les classements. Qui sait ? Le prochain grand coup viendra peut-être d’un jeune nom encore discret aujourd’hui.