Deuxième de la poursuite de Ruhpolding cet après-midi, Eric Perrot a joué la victoire jusque dans les derniers mètres. Il revient sur une course synonyme de dossard rouge et de rapproché au général.
“Sans cette dernière faute sur le debout, je peux ressortir confortablement”
Il s’en est fallu de peu pour qu’Éric Perrot s’impose lors d’une poursuite qu’il abordait avec plus de quarante secondes de retard sur Sebastian Samuelsson. Finalement, le meilleur Français au classement général termine deuxième à l’issue d’un dernier tour cruel. S’il se satisfait globalement de sa course, quelques détails restent frustrants pour le Savoyard :
“Il y a ces deux fautes sur le premier tir couché que je mets bêtement sur la gauche parce que je regardais plus le vent que ma cible”, analyse-t-il au micro de la chaîne L’Équipe. Il poursuit :“Sans cette dernière faute sur le debout, je peux ressortir confortablement. Il faut continuer à régler ces petits détails.”

Ressorti en tête du dernier tir avec sept secondes d’avance sur Johannes Dale-Skjevdal, le Français a ensuite « rapidement serré » après le retour du Norvégien dans ses skis.
“J’en ai mis énormément tout au long de la course. Malheureusement, ce dernier tour était compliqué. Je savais que ça allait être dur. Je me suis dit qu’en lissant l’effort, tout était possible. J’ai donné le maximum “, avoue Éric Perrot. Il conclut : “Quand je suis arrivé dans la bosse, mon objectif était de continuer à pousser. Si je voyais que Johannes était sur la même forme que moi, ça aurait pu se jouer. Mais là, il était un peu plus fort.”

Cette deuxième place permet tout de même à Éric Perrot de prendre le dossard rouge et de reprendre la deuxième place du classement général. Interrogé sur sa présence la semaine prochaine à Nove Mesto en République Tchèque, le français a confirmé sa venue : “un super entraînement pour continuer à monter en puissance pour arriver au top en février”, explique-t-il.
Crédit photo : Thibaut/NordicFocus

