Coupe du Monde

Oslo Holmenkollen – Éric Perrot : “Un rêve devenu réalité”

3ème du sprint d’Oslo Holmenkollen, dernière étape de la coupe du monde 2025/2026, Éric Perrot s’est assuré du gros globe de cristal, réservé au vainqueur du classement général. Une victoire qu’il a construite année après année et sur laquelle il revient au micro de la chaîne L’Équipe.

J’écris mon histoire

C’est un grand jour. C’est dur de mettre les bons mots sur ce que cette victoire représente. C’est tellement gros que ça paraît irréaliste. J’ai rêvé de ce moment depuis si longtemps… J’avais le dossard jaune de Raphaël Poirée dans ma chambre. J’ai toutes les histoires que mon père et ma mère m’ont racontées sur le biathlon avant que je sois né. Il y a également Martin Fourcade, que j’ai regardé à la télévision. C’est assez fou de réaliser que j’écris mon histoire petit à petit“, explique-t-il en se remémorant ses premiers souvenirs en biathlon.

Éric Perrot (FRA) © Authamayou/NordicFocus

Quasiment assuré du globe avant le départ du sprint ce vendredi, grâce à ses 244 points d’avance, il suffisait à Éric Perrot de terminer devant Sebastian Samuelsson, deuxième du classement. Performance accomplie puisque le Suédois prend la 7ème place de la course. Mais c’est surtout sa régularité tout au long de la saison qui a été payante… sans oublier le travail exigeant réalisé depuis ses débuts en biathlon.

Une fierté de remporter ce globe devant ma famille

Le classement général requiert de l’exigence sur chaque course, continue-t-il. J’ai grimpé dans ce classement petit à petit. Réussir en plus à aller le gagner avant la fin de la saison, sachant qu’il reste deux courses, est indescriptible. J’ai l’impression que c’était écrit. C’est un rêve que j’ai cherché à atteindre année après année : j’ai construit autour de lui, j’ai mis toutes mes forces année après année pour mettre des points de repère, m’habituer au maillot avant de le porter. Aujourd’hui, je me suis senti prêt à pouvoir remporter ce classement. Encore une fois, ça représente énormément. C’est dur de réaliser : je vais me projeter petit à petit ces prochains jours en repensant à tout ce qui m’a mené ici. Je vais savourer encore mieux dans les prochaines semaines. Mon père et ma mère sont tous les deux à Oslo, tout comme ma famille, qui est une famille de biathlètes. Ils savent à quoi correspond ce gros globe. C’est une vraie fierté de remporter ça devant eux. On partage ce rêve depuis 15 ans environ, quand j’ai commencé au club de Peisey-Vallandry. Il est très vite devenu réalité. J’ai passé tellement de temps avec mes proches et mes deux parents pour construire ça.

Crédit photos : © Authamayou/NordicFocus