Jouant encore le podium sur le dernier tir, Fabien Claude a malheureusement visité l’anneau de pénalité à deux reprises sur cette mass-start. Deux fautes qui lui coûtent cher à l’arrivée avec cette onzième place finale. Mais le Vosgien s’est également expliqué sur le fait de course évoqué par Émilien Jacquelin, lorsqu’il menait les débats.
Fabien Claude répond à Emilien Jacquelin !
Après trois tirs parfaits, Fabien Claude était sur le podium provisoire et pouvait même rêver de victoire sur cette mass-start de Kontiolahti. Accompagné de Sturla Holm Laegreid et Eric Perrot dans l’avant-dernier tour, le Vosgien commençait néanmoins à faiblir physiquement. Il laissait plusieurs mètres de retard, qui se transformaient en secondes dans la principale montée du parcours. Arrivé avec 12 secondes de débours sur le duo franco-norvégien, il laissait échapper définitivement le podium avec deux cibles non blanchies. 18/20 derrière la carabine, le natif d’Epinal commence cependant à retrouver des couleurs sur le pas de tir après plusieurs mois délicats dans l’exercice.

Des sensations retrouvées, mais Fabien Claude a surtout eu écho de la frustration de son coéquipier en France, Émilien Jacquelin. L’Isérois n’a pas digéré la tournure de ce troisième tour, où son copain en Bleu a passé plusieurs relais, pour revenir sur lui. Arrêté par la chaîne l’Équipe, Fabien Claude est revenu sur sa prestation du jour puis s’est attardé sur cet incident de course. “Ca coûte cher (ces deux fautes ndlr), après c’est une mass-start. Qu’on prenne la double faute au début, au milieu etc. De toute façon, c’est trop pour aller jouer devant” avouait Fabien Claude à la chaîne l’Equipe. “Voilà, je sais que pour aller faire des podiums et des courses devant, il faudra tirer quasiment parfaitement. J’en étais pas loin aujourd’hui, je rentre pas assez dans mon tir. Je mets deux balles assez à gauche, c’est dommage. Mais c’était cool de jouer devant, pendant longtemps.

“Malheureusement, ce n’est pas une course d’équipe !”
“C’est vrai qu’au milieu de la course, quand Émil’ (Émilien Jacquelin : ndlr) est parti, on ressort 2 et 3 avec Éric (Perrot : ndlr), avec un petit gap sur les Norvégiens. On est obligé d’y aller ! Malheureusement, ce n’est pas une course d’équipe. Même si on essaie de ne pas emmener un groupe, on essaie de faire notre course. Et puis, ça s’est surtout bien relayé. J’ai eu l’impression que les Norvégiens sont passés aussi.”
“Me concernant, ça fait plaisir de ne pas rater une balle couché du week-end. Un exercice où j’ai galéré aux JO. Plutôt content de ça. Emil’ est trop en mode vélo, on n’est pas équipiers ! Je pense qu’on est équipier sur les relais. On a une super bonne entente, mais on sait aussi que sur les courses individuelles, on a tous envie d’aller chercher un podium. Tous envie d’aller chercher une victoire ! C’est la course, je me suis excusé auprès de lui ! C’est le biathlon !”

