Championnats du Monde

Éric Perrot : « J’ai vraiment profité de ça »

Invité sur notre podcast pour évoquer sa dernière saison, Éric Perrot est revenu sur son titre mondial du relais mixte, et notamment les jours qui ont précédé cette grande première pour le Savoyard.

Sa sélection pour le relais mixte des Mondiaux :

« C’était mon objectif de janvier : de me placer sur le relais des mondiaux. Au début de saison je ne l’avais pas vu venir, je m’étais fixé l’objectif d’être sur le relais hommes. Et au fur et à mesure de la saison je me suis dit qu’il y avait la possibilité d’être dans le mixte, surtout avec la configuration des filles qui finissent. Ça faisait rêver, clairement on pouvait rêver de l’or. Je m’y attendais pas forcément au début de saison mais après Antholz je me suis dit que j’avais toutes mes chances. J’ai attendu la sélection et c’était assez cool de pouvoir ouvrir ces Mondiaux. »

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

Deux semaines et demi d’attente avant d’ouvrir la quinzaine mondiale :

« C’était quand même stressant. On quitte Antholz, on apprend assez rapidement les sélections pour qu’on puisse se mettre dans les configurations. Mais il fallait attendre deux semaines et demi avant de courir. C’est donc deux semaines et demi où tu te prépares et deux semaines et demi durant lesquelles tu as le temps de penser à pas mal de scénarios, c’est un peu long.

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

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Je me suis bien préparé. Je me sentais prêt pour ce relais parce que je me sens à l’aise sur ce format et en tant que premier relayeur. Après je savais juste que ça allait être différent car au lieu de me battre contre les quatrièmes de chaque nation, là c’était contre les premiers ou deuxièmes. Il y avait donc du costaud en face. De base on a tellement envie de lancer ces mondiaux que rien que pour ça on a un peu de pression, on a juste envie que ça démarre. »

Les heures qui ont précédé le départ :

« La course était en plus à 17H. Déjà que les deux semaines et demi d’attente c’était infernal, alors attendre 10 heures dans le lit avant de courir, c’était vraiment long. On cogite beaucoup, on ne peut pas faire grand-chose, on doit attendre. Pour le coup j’étais stressé je dois l’admettre. J’ai essayé de trouver une porte d’issue pour me sortir de ce moment désagréable dans le lit où tu cogites beaucoup trop et qui ne te sert à rien, ça ne te fera pas avancer plus vite.

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

J’ai réussi à me poser un moment, en réussissant à décontextualiser le moment : que ce sont des championnats du monde, que c’est l’ouverture. Me dire que je veux juste faire une course assez simple, exécuter très bien mes tirs, m’amuser, mettre des attaques au tir comme sur la piste. Faire mon bout de rôle puis laisser la main à des personnes qui allaient très bien le faire. Je me suis appuyé sur toutes ces choses-là pour partir sans pression. J’ai aussi pris le temps sur la ligne de départ pour sourire et de me dire que c’était mon rêve d’être ici pour jouer l’or. J’ai pris ce moment pour profiter, après je me suis régalé. »

Un premier sacre mondial pour Éric Perrot :

Eric Perrot (FRA), Quentin Fillon Maillet (FRA), Justine Braisaz-Bouchet (FRA), Julia Simon (FRA) © Thibaut/NordicFocus

« C’était un vrai bon moment. J’ai vraiment profité de ça. En plus en étant premier relayeur, on a beaucoup de temps d’attente après. Je stresse rarement, je me laisse rarement prendre par les émotions car je ne suis pas quelqu’un de très émotif. Par contre à ce moment-là j’ai vraiment vibré avec la fin du relais. Ce qui est beau c’est qu’on était honnêtement l’équipe favorite, surtout avec les filles (Justine Braisaz-Bouchet, Julia Simon, ndlr). Nous les gars (avec Quentin Fillon Maillet, ndlr) on avait un vrai rôle à tenir qu’on a super bien tenu et je suis vraiment fier qu’on ait pu le faire pour l’équipe. C’est trop cool d’être favoris et de pouvoir gagner. Je trouve ça vraiment sympa d’avoir attendu plus de deux semaines en me disant que dans tous les cas ce serait l’or ou rien. Alors oui ce n’est jamais comme ça, mais on sera satisfait que si on gagne car on a l’équipe pour gagner. De finalement arriver à le faire, c’est ça qui m’a vraiment fait profiter du moment. »

Crédit photo : Thibaut/NordicFocus