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Éric Perrot : “Je m’attends à ce que ça soit toujours aussi dur”

Après avoir coupé avec le groupe France ces deux derniers mois, Éric Perrot a retrouvé ses coéquipiers cette semaine en marge du Blink Festival. L’occasion pour le Savoyard de faire le point.

Une parenthèse en Norvège pour mieux repartir

Après un hiver exceptionnel, marqué par trois médailles olympiques et un premier gros globe de cristal, Éric Perrot a choisi de prendre du recul. Pendant deux mois, le Savoyard s’est entraîné sur ses terres maternelles, en Norvège, avec sa compagne, loin du collectif bleu-blanc-rouge. “C’était chouette de juste s’isoler un peu, avoue-t-il dans les colonnes du Dauphiné. J’avais envie de prendre du recul, de passer du temps avec ma famille, avec ma copine, dans la nature. Je voulais retrouver qui j’étais avant toutes ces réussites. J’ai l’impression que tous ces résultats sont un peu loin. Aujourd’hui, je suis juste là pour travailler pour la suite.”

Eric Perrot (FRA) © Authamayou/NordicFocus

Une coupure qui n’en était pas vraiment une. Avec son van, le Français a sillonné la Norvège, avec comme points d’intérêts : les stades de biathlon du Royaume. “On s’est beaucoup entraîné aussi, poursuit-il. Ce n’était pas que des vacances”. Une préparation qu’il juge même comme “un des plus beaux entraînements” de sa carrière.

Un premier test au Blink Festival

Enfin de retour au sein du collectif France, le biathlète de 24 ans se réjouit de retrouver ses coéquipiers en marge du Blink Festival. “J’aime beaucoup m’entraîner seul, mais ça fait du bien de retrouver l’équipe. J’ai envie de me tester. J’ai envie de me confronter cette année, peut-être encore plus que d’habitude”. Il a également retrouvé Siegfried Mazet, de retour depuis ce printemps dans les rangs français. “Je n’ai pas eu beaucoup de séances avec Siegfried ici, mais j’en ai eu quelques-unes avant de partir en Norvège. Il est monté spécialement pour qu’on ait encore plus de temps ensemble. Il est très investi. Il essaie de comprendre mon fonctionnement pour apporter son expertise sur des points clés.”

Sturla Holm Laegreid (NOR), Eric Perrot (FRA) © Nordnes/NordicFocus

Tourné vers la prochaine saison, avec l’objectif de garder son trône de numéro un mondial, Éric Perrot s’attend à un hiver difficile, nouveau statut ou pas : “Il y a une réalité et c’est le pas de tir, c’est la piste. Il va falloir s’y confronter à chaque fois. Je suis prêt à ça. C’est ce que j’aime dans le biathlon. Honnêtement, je m’attends à ce que ça soit toujours aussi dur. Pour aller chercher une victoire, ça va passer par de la qualité de travail. Et malheureusement, ça ne va pas beaucoup m’aider d’avoir gagné une, deux ou dix courses avant.”

Crédit photo : Manzoni/NordicFocus