Comme bon nombre de ses adversaires, Éric Perrot a connu de grandes difficultés sur le pas de tir d’Otepaa perturbé par le vent. Le Savoyard limite tout de même la casse dans les courses au cristal.
Éric Perrot bousculé, mais toujours plus proche du graal
Le gros globe attendra encore un peu pour Éric Perrot ! Ce samedi en Estonie, le porteur du dossard jaune avait une première occasion pour sécuriser pour de bon le classement général. Une première balle de match non convertie puisque le Français se contente de la onzième place sur la poursuite d’Otepaa à 3 minutes 40 secondes de Sturla Holm Laegreid.

Pris dans les rafales de vent, Éric Perrot n’a pas trouvé les solutions. Trois erreurs dès son premier tir, il s’en rajoutait quatre supplémentaires sur les tirs debout. En difficulté, le Savoyard n’a toutefois pas sombré. Avec désormais 244 points d’avance sur Sebastian Samuelsson au général, son unique adversaire à présent, il aura une très grande occasion de convertir sa deuxième balle de match vendredi prochain sur le sprint d’Oslo Holmenkollen. Pour le classement du dossard rouge, le Suédois s’est rapproché à 23 points.

“C’est une catastrophe la course , avoue-t-il pour la chaîne l’Équipe. J’ai galéré, je ne comprends pas pourquoi mais j’avais une grosse tendance avec le vent sur le premier tir couché. C’était pénible, je corrige avec les consignes du coach sur le deuxième tir, ça rentre. Et ensuite au debout, je n’arrive pas à trouver les solutions. Il y avait du vent, bien évidemment c’est dur, c’est une bataille, mais je n’ai pas trouvé les solutions. J’essayais d’être plus offensif quand il y avait moins de vent pour prendre l’opportunité et ça ne marche pas très bien, bref. Je casse une canne en sortie de pas de tir, un autre coup on me marche sur la canne. Faire un début de bosse sans bâton, ça crame, j’avais besoin de récupérer derrière. Une bataille de A à Z qui conclut une vilaine ou une bonne onzième place, je ne sais pas quoi en penser.

J’arrive à limiter la casse, j’y pense tout le long. Je me bats pour le général, il faut que je sois à la hauteur même lors des très mauvaises journées. Je pense que je m’en sors pas mal pour une très mauvaise journée “
Crédit photo : Manzoni/NordicFocus

