Deuxième du classement général de l’IBU Cup cet hiver, Voldiya Galmace-Paulin, 20 ans, va prendre le départ de sa première course de Coupe du monde jeudi à Oslo-Holmenkollen. La jeune tricolore fait partie des seize Français sélectionnés pour l’étape norvégienne.
- Bonjour Voldiya. Quel bilan fais-tu de cette saison passée sur l’IBU Cup où tu termines une nouvelle fois deuxième du classement général ?
J’ai passé une super saison ! J’ai pris beaucoup de plaisir et j’ai encore appris beaucoup de choses, donc je suis fière de ce que j’ai pu faire. Je trouve que le bilan est plutôt positif, je finis encore deuxième du général cette année. Il en aura manqué un petit peu pour la première place, mais ça montre quand même que j’ai pu faire preuve de régularité une deuxième saison de suite. Pour mes objectifs, la plupart ont été validés. Même si tout n’a pas été parfait, je suis quand même contente.
- As-tu des regrets sur cette quête du général, ne terminant pas très loin de Paula Botet ?
Je n’ai aucun regret sur cette deuxième place du général, même si ce classement était un de mes objectifs que je m’étais fixé avant la saison. J’ai donné le maximum que je pouvais sur chacune des courses. Paula Botet était très forte aussi, notamment sur le début de saison, donc aucun regret là-dessus.

- Il y a tout de même du cristal au bout de cet hiver avec le globe de l’individuel que tu remportes pour la seconde fois. Cette récompense te tenait à cœur ?
Oui je l’avais en tête avant d’arriver sur ces deux dernières semaines (à Lake Placid, ndlr). Et c’est vrai qu’après l’avoir gagné l’année dernière, quand j’ai vu que je pouvais à nouveau le jouer cette année, c’est devenu un objectif sur la dernière étape aux États-Unis. Donc je suis très contente d’avoir réussi à le remporter.
Cette année, je pense que l’un des plus gros progrès que j’ai fait, c’est sur les relais.
- Qu’est-ce qui te rend le plus fière finalement sur cet hiver ?
Je dirais que c’est de voir les progrès que j’arrive à faire au fil des saisons et les caps que j’arrive à passer. Cette année, je pense que l’un des plus gros progrès que j’ai fait, c’est sur les relais. C’était quelque chose que j’avais pas mal de difficultés à aborder, surtout au niveau du tir sur les saisons précédentes. Et cette année, j’ai réussi à trouver la solution là-dessus, donc je me rends compte que j’évolue bien et j’en suis contente.

- Comment as-tu vécu cette saison au sein d’un groupe exceptionnel ?
Oui cette saison c’était vraiment génial. Sur l’IBU Cup il y a eu une super ambiance, que ce soit avec les coachs et tout le groupe, les garçons, les filles. On s’entend tous super bien et on est vraiment une bonne équipe très soudée. On passe plein de beaux moments et ça crée énormément de souvenirs. Quand ça se passe comme ça, c’est juste incroyable.
La deuxième semaine à Sjusjoen pendant laquelle je n’ai pas pu courir a été le moment le plus dur de la saison pour moi.
- Est-ce que les Championnats du monde de juniors ont été une option un moment donné ?
Le choix entre les Mondiaux juniors et les finales de I’IBU Cup a été un choix auquel j’ai pas mal réfléchi, et finalement ça s’est décidé assez naturellement. On en a aussi parlé avec les coachs et de mon côté ça me tenait à cœur quand même de terminer ma saison sur l’IBU Cup. J’avais envie de réaliser une saison complète sur le circuit et je savais aussi qu’avant les États-Unis, je pouvais aussi potentiellement jouer des petits globes, donc ça me donnait un petit challenge pour les deux dernières semaines.

- Comment avais-tu vécu en février le fait de ne pas pouvoir gagner ta place sur la Coupe du monde pour mars ? Étant la moins performante sur les championnats d’Europe, tu n’avais pu disputer les courses de Sjusjoen la semaine suivante, support pour monter en Coupe du monde…
La deuxième semaine à Sjusjoen pendant laquelle je n’ai pas pu courir a été le moment le plus dur de la saison pour moi. Forcément, je l’ai accepté, mais sur le moment, il y avait beaucoup de déception parce qu’au-delà du fait de savoir que je ne pouvais pas avoir ma chance pour jouer les sélections pour la Coupe du monde, simplement le fait de ne pas courir, c’est surtout ça qui faisait que que j’étais déçue. Mais de toute façon, je savais qu’il fallait que je me remobilise assez vite, parce que ce n’était qu’un moment difficile de la saison et je sais aussi que ce n’est pas forcément la dernière fois que j’aurais à faire face à ce genre de situation. Donc avec du recul, c’est aussi un apprentissage pour la suite et ça me servira forcément.
Je me rends compte un peu du chemin que j’ai fait depuis toutes ces années.
- Et finalement, grâce à ta très belle saison d’IBU Cup, tu vas découvrir la Coupe du monde à Oslo. Quel est le sentiment à quelques jours de cette grande première ?
J’ai vraiment hâte d’aller découvrir la Coupe du monde ! Pour moi, c’est un peu la fin de saison dont je rêvais, donc ça représente pour moi tous les progrès que j’ai pu faire depuis que j’ai commencé le biathlon. Et je me rends compte un peu du chemin que j’ai fait depuis toutes ces années. J’y vais vraiment en tout cas avec beaucoup d’envie.

- Et tu découvres la Coupe du monde dans le temple du ski nordique…
Oui c’est vrai que c’est un petit peu spécial, parce qu’Oslo c’est un peu un site mythique ! Faire ma première Coupe du monde là-bas, c’est vraiment une chance et j’ai très hâte de découvrir le site, la piste et le public aussi parce que je pense qu’il va y avoir du monde donc hâte de voir l’ambiance qu’il va y avoir et de profiter.
- Qu’attends-tu de ce rendez-vous ?
Je pense que mon objectif va être surtout de prendre le maximum de plaisir et aussi d’expérience, parce que ça me servira pour la suite dans tous les cas. Là-bas, j’aimerais montrer mon meilleur biathlon et je pense que je vais simplement aborder ces courses comme toutes les courses de cette année sur l’IBU Cup. Je sais que ce n’est pas parce que c’est la Coupe du monde et que ça va être un petit peu impressionnant qu’il va falloir que je change des choses. Je vais rester dans ce que je fais habituellement
Interview de Gaëtan Paturel et Damien Levet, également sélectionnés pour Oslo Holmenkollen, à retrouver prochainement sur notre site.
Crédit photo : Vanzetta/NordicFocus

