Camille Bened, Lou Jeanmonnot, Océane Michelon et Julia Simon sont championnes olympiques du relais. Une nouvelle médaille d’or au lendemain du titre des garçons sur le même exercice qui permet à la France de signer le grand chelem sur les relais. Les Suédoises prennent l’argent, les Norvégiennes, le bronze.
Camille Bened, Lou Jeanmonnot, Océane Michelon et Julia Simon ont tenu leur rang sur le relais olympique. Déjà victorieuses deux fois en coupe du monde, le relais féminin français décroche la troisième médaille d’or en autant de relais sur ces JO. C’est le deuxième titre olympique des Françaises en relais, le premier datant des JO d’Albertville de 1992. La course était pourtant mal partie pour les bleues…

Bened craque sur le debout
Choix fort du staff de l’équipe : Camille Bened est préférée à Justine Braisaz-Bouchet pour lancer le relais français. Grâce à un tir couché parfait en 23 secondes, la native d’Évian-les-Bains ressort en tête. C’est au tir debout que les choses se compliquent : installée sur la cible 1, Camille Bened commet trois fautes et ne parvient pas à corriger le tir avec ses balles de pioche. Résultat : un tour de pénalité. Elle ressort à 46 secondes de la Bulgarie, emmenée par une impeccable Lora Hristova, auteure d’un 10/10.

Dans son dernier tour, Camille Bened s’accroche mais ne parvient pas à réduire l’écart. Au passage de relais, Lou Jeanmonnot s’élance avec 55 secondes de retard sur la Suède. Comme Emilien Jacquelin la veille, il faut désormais remonter pour rester dans la course au titre.
Maudite cible 1 !
Dès le premier tour, Lou Jeanmonnot hausse le rythme et reprend dix secondes à Anna Magnusson. La Suédoise s’installe à son tour sur la cible 1 et ne blanchit que quatre cibles : elle part pour un tour de pénalité. Derrière, Franziska Preuss réalise le plein et ressort en tête, suivie d’un groupe comprenant notamment la Norvège et la Bulgarie. Lou Jeanmonnot, contrainte d’utiliser deux pioches, ressort à 43 secondes de l’Allemagne et à huit secondes de la Suède.

Sur la piste, la Française poursuit son effort et reprend 19 secondes à Franziska Preuss. Arrivée en tête au tir debout, l’Allemande connaît le même sort que la Suède et la France sur la cible 1 : un tour de pénalité. La Norvégienne Juni Arnekleiv signe un 5/5 et s’empare de la première place. Lou Jeanmonnot réalise également le plein et revient à dix secondes. Dans les deux derniers kilomètres, la France reprend la tête : un scénario qui rappelle des souvenirs récents.
Océane Michelon pour dynamiter la course
Océane Michelon prend le relais au contact de la Lettonie et de la Bulgarie. En difficulté sur les skis, Juni Arnekleiv termine son passage à plus de 20 secondes. La Française accélère immédiatement et fait exploser le groupe de tête. Elle arrive au tir couché avec 17 secondes d’avance sur ses poursuivantes, tandis que la Suède et la Norvège accusent déjà 31 secondes de retard.

Impeccable au couché, Océane Michelon creuse encore l’écart, sur la piste comme derrière la carabine. La Bulgarie et la Lettonie partent à la faute et tournent. Restent la Suède et la Norvège pour tenter d’empêcher un nouveau sacre français. Mais avec une seule pioche au debout, la Française maîtrise la situation et transmet le relais avec plus de 45 secondes d’avance. Ses rivales devront se contenter de l’argent ou du bronze.
Julia Simon conclut en patronne
Julia Simon boucle le relais tricolore avec autorité, signant un solide 10/10. La biathlète d’Albertville prend même le temps de récupérer le drapeau avant de savourer son passage sur la ligne d’arrivée.

Dans la lutte pour l’argent, Hanna Oeberg fait craquer Maren Kirkeeide lors du dernier tir. Les Suédoises décrochent la deuxième place à 51 secondes de la France, tandis que la Norvège complète le podium à plus d’une minute.
L’Italie sombre à domicile
L’Italie craque totalement et termine onzième à près de quatre minutes. Dorothea Wierer anéantit les espoirs de podium dès le deuxième relais : un tour de pénalité après le couché et deux pioches au debout la relèguent à plus d’une minute.

La troisième relayeuse, Michaela Carrara, part elle aussi à la faute au tir debout et passe le témoin à Lisa Vittozzi avec trois minutes de retard. La championne olympique de la poursuite conclut sans pouvoir inverser la tendance.
Crédit photo : Thibaut/NordicFocus

