Jeux Olympiques

JO 2026 – “J’étais à côté de la plaque”, Éric Perrot à bout de force pour la dernière

Pas remis du relais masculin, Éric Perrot a terminé à la vingtième place de la mass start. Pas de regret pour le Savoyard, repartant des JO avec trois médailles.

Panne sèche physique et mentale pour Éric Perrot

C’était la course de trop pour Éric Perrot sur ces Jeux olympiques. Médaillé d’or mardi sur le relais masculin, le Français avait grandement puisé dans ses réserves pour contenir le retour de Vetle Sjaastad Christiansen dans le dernier tour.

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

À bout de force il y a trois jours, le Savoyard n’a finalement pas pu récupérer suffisamment pour la course des Rois proposée ce vendredi. Treizième temps de ski, seulement 13/20 au tir, Éric Perrot termine à une anonyme vingtième place : sa moins bonne performance de l’hiver. “J’espérais avoir mieux récupéré, et je pensais avoir mieux récupéré, avoue-t-il pour Eurosport. Et au-delà du physique, il y a aussi l’aspect mental. D’avoir vécu des émotions fortes, il m’en manquait. J’étais émoussé, sur un sport qui exigeant comme le biathlon, j’étais à côté de la plaque. J’ai vécu une belle course où j’ai essayé de profiter. Je regardais la course de Quentin au loin. Je me suis fait plaisir, j’ai essayé de savourer ces Jeux qui ont été très beau en relais. “

Eric Perrot (FRA) © NordicFocus

Ce sont d’ailleurs les relais qui ont marqué les JO du Français, doublement titré sur le mixte et le relais masculin. “C’est l’esprit d’équipe qu’on a mis en place (qu’il retient, ndlr). On a réalisé les plus beaux Jeux qu’on a jamais fait. On a écrit l’histoire avec les gars. C’est magique. Je me souviendrai de la soirée après qui a suivi. On a tous passé un bon moment ensemble.”

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

Le numéro un mondial peut tout de même avoir un regret durant cette quinzaine : de ne pas avoir décroché l’or en individuel, repartant avec l’argent sur le 20 kilomètres. Pour valider cet objectif, Éric Perrot donne déjà rendez-vous dans quatre ans : “J’aurais à cœur d’aller chercher ce que je n’ai pas réussi à atteindre cette année : l’or en individuel. Je n’étais pas loin, je suis fier du combat que j’ai livré. Je sais que j’aurai les crocs en 2030, il n’y a aucun doute.”

Avant 2030, le Tricolore se projette à présent sur un mois de mars tout aussi déterminant : un premier gros globe de cristal à aller conquérir.

Crédit photo : Thibaut/NordicFocus