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Les biathlètes russes manquent d’argent… et de munitions

Exclus de la scène internationale depuis 2022, les biathlètes russes doivent composer avec des primes en baisse et des difficultés d’approvisionnement en bonnes cartouches.

Les poches sont vides pour les biathlètes russes…

Sans surprise, la situation financière des biathlètes russes s’est dégradée depuis leur exclusion des compétitions internationales en 2022. Les primes des Coupes de Russie sont bien inférieures à celles de la Coupe du monde. “Sur les Coupes de Russie, les primes sont vraiment dérisoires”, avoue Kristina Reztsova. Une situation que devront encore vivre les Russes cet hiver puisque l’IBU a maintenu sa suspension lors du dernier Congrès.

Anton Babikov (RUS), Kristina Reztsova (RUS) © Kevin Voigt / VOIGT

La double médaillée olympique de relais rappelle aussi que si sur la Coupe du monde, les primes sont bien plus importantes, concourir sur ce circuit est aussi plus difficile. Et les Coupes de la Communauté des États indépendants (avec la Biélorussie), offrent des primes correctes. “Nous devons faire avec ce que nous avons, poursuit-elle. On ne peut rien y faire, cela ne sert à rien de se lamenter. Si quelqu’un manque d’argent, alors ce n’est peut-être pas le bon sport pour lui.”

… leurs carabines aussi

Autre problème majeur : le manque de munition. Pour Kristina Reztsova, le niveau du biathlon russe a progressé depuis 2022 grâce à une plus grande densité. Mais elle pointe une faiblesse : la qualité du tir russe qui régresse. Si les conditions météorologiques ont peut-être un rôle à jouer (grand froid, brouillard, etc,…), la biathlète de Moscou note aussi les difficultés à se fournir en balles : “Les bonnes cartouches commencent à manquer. Et les faire venir de l’étranger, comme avant, est désormais presque impossible, avoue-t-elle. J’espère que lorsque nous reviendrons sur la scène internationale, nous aurons la possibilité d’acheter de bonnes cartouches. Cela nous permettrait au moins d’améliorer la qualité de notre tir.”

Eduard Latypov (RUS) © Kevin Voigt / VOIGT

Les biathlètes russes doivent donc désormais se tourner vers les cartouches nationales. Avec quelques progrès en matière de fabrication, selon Kristina Reztsova : “Les cartouches étrangères que nous utilisions auparavant n’ont pas réapparu comme par magie. En revanche, les munitions russes ont progressé en qualité. Avant, il était vraiment très difficile de trouver une bonne cartouche nationale. Désormais, certaines commencent à apparaître et avec lesquelles il est possible de travailler”, conclut-elle.

Crédit photo : Kevin Voigt