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Biathlon : une saison 2025/2026 placée sous le signe des Jeux de Milan-Cortina

La saison de biathlon qui s’ouvrira à la fin novembre 2025 s’annonce exceptionnelle. Les acteurs du circuit n’ont pas le droit à l’erreur : chaque étape, chaque tir, chaque relais se transformera en répétition générale avant les Jeux olympiques de Milan-Cortina, du 6 au 22 février 2026. Entre la quête du globe de cristal et la fièvre olympique, c’est un hiver incandescent qui attend les amoureux du pas de tir et des pistes enneigées.

D’ores et déjà, les passionnés s’adonnent à la prédiction sport, exercice aussi incertain que jubilatoire. Imaginer qui sera au sommet à Antholz, qui saura gérer la pression ou qui profitera d’un hiver plus dense que jamais fait partie du charme de ce calendrier. Et il faut l’avouer : rares sont les saisons où les cartes paraissent aussi redistribuées, entre une jeunesse affamée et des champions désireux de marquer une dernière fois leur discipline de leur empreinte.

Ostersund pour lever le rideau

Comme le veut la tradition, c’est Ostersund, en Suède, qui accueillera l’ouverture de la Coupe du monde, du 29 novembre au 7 décembre 2025. Un programme complet attend les biathlètes : relais mixtes, épreuves individuelles, sprints et poursuites. Ce premier rendez-vous donnera le ton. Les entraîneurs guetteront les premiers signaux, et le public, impatient, pourra mesurer l’état de forme des favoris.

Dès la mi-décembre, le cirque blanc migrera vers Hochfilzen en Autriche (12-14 décembre), avant de faire halte au Grand-Bornand (18-21 décembre). Dans la vallée savoyarde, le public français promet déjà d’embraser le stade Sylvie Becaert, comme à chaque passage. Ces deux étapes clôtureront l’année civile et permettront de dessiner une première hiérarchie.

Un mois de janvier sous pavillon allemand

Janvier verra le circuit poser ses valises en Allemagne, terre sacrée du biathlon. Oberhof, du 8 au 11, servira de premier juge de paix. Ses conditions météorologiques capricieuses testent chaque année la résistance mentale des biathlètes. Puis viendra Ruhpolding, du 14 au 18, avec ses pistes rapides et son ambiance unique. Ces étapes germaniques, où se pressent des dizaines de milliers de spectateurs, sont des moments incontournables de la saison.

Dans la foulée, direction Nove Město na Moravě (République tchèque), du 19 au 25 janvier. Relais mixtes, individuels courts, mass-start : le menu est copieux. Et à deux semaines des Jeux, l’étape servira de répétition grandeur nature. Les staffs techniques y testeront leurs formules, tandis que les athlètes affûteront leurs automatismes.

Antholz, théâtre olympique

C’est à Antholz, haut lieu du biathlon, que se joueront les épreuves olympiques du 8 au 21 février 2026. Nichée à 1600 mètres d’altitude dans le Tyrol du Sud italien, l’arène d’Anterselva promet une atmosphère hors du temps. Le programme est dense : relais mixte inaugural, individuels, sprints, poursuites, relais masculins et féminins, avant les mass-start en guise de bouquet final.

Pour les champions, l’enjeu est double : conquérir l’or olympique et rester dans la course au classement général. Les choix tactiques seront cruciaux. Faut-il privilégier l’apogée olympique quitte à sacrifier quelques points en Coupe du monde ? Ou viser l’équilibre et tenter le doublé globe-médaille ? Chaque nation avance ses propres ambitions. La Norvège rêve de prolonger sa suprématie, la France entend reconquérir sa gloire, l’Allemagne et la Suède espèrent briller à domicile, tandis que des outsiders comme les États-Unis nourrissent de réelles ambitions.

La reprise au Nord

Une fois la flamme éteinte à Milan-Cortina, le circuit reprendra ses droits. Trois rendez-vous nordiques, en mars, ponctueront la saison. Kontiolahti (Finlande, 2-8 mars), Otepaa (Estonie, 9-15 mars) puis Oslo-Holmenkollen (Norvège, 16-22 mars) offriront une conclusion somptueuse. Les conditions météorologiques, souvent plus douces et ventées, mettront les organismes à rude épreuve.

Oslo, surtout, jouera le rôle d’épilogue. Sur les hauteurs de Holmenkollen, les mass-start et poursuites résonnent comme une messe sportive. Devant un public incandescent, les lauréats du globe de cristal y seront célébrés. La dramaturgie est parfaite : une saison lancée en Suède, culminant en Italie, puis s’achevant dans le berceau du biathlon.

Les enjeux d’un hiver historique

Plus qu’un simple calendrier, l’hiver 2025/2026 raconte une histoire. Celle d’athlètes contraints à l’excellence permanente, entre la rigueur du quotidien et l’ivresse olympique. Celle de nations aux trajectoires contrastées : la Norvège, ogre insatiable ; la France, ambitieuse ; l’Allemagne et la Suède, prêtes à renaître. Celle aussi de jeunes talents prêts à se faire un prénom face à des légendes qui songent à tirer leur révérence.

Le public, lui, assistera à un feuilleton grandeur nature. Chaque étape sera un chapitre, chaque course un rebondissement. Le biathlon n’a jamais semblé aussi imprévisible, aussi ouvert, aussi palpitant.

Conclusion

L’hiver 2025/2026 ne se contentera pas d’écrire une nouvelle page : il s’annonce comme un roman à part entière. Entre la rigueur des Coupes du monde et l’apothéose des Jeux olympiques, l’histoire promet passion, suspense et émotions. Rarement la discipline aura offert une dramaturgie aussi complète.

Les athlètes le savent : une médaille olympique à Antholz ou un globe de cristal à Oslo, c’est l’assurance d’entrer dans l’histoire. Quant aux spectateurs, ils peuvent déjà se réjouir : ils assisteront à l’un des plus grands hivers de biathlon jamais disputés.