Deuxième à la sortie du dernier tir, Julia Simon n’a pas réussi à trouver les ressources physiques nécessaires pour revenir sur Lisa Vittozzi, et conserver la place de l’équipe de France sur le podium du relais féminin de Ruhpolding.
Il en a manqué sur les skis pour Julia Simon
Parfaite sur le pas de tir de Ruhpolding, Julia Simon n’a pas réussi à tenir la cadence des ses adversaires en piste. Lancée par Justine Braisaz-Bouchet à 8.4 secondes de l’Italie, la Savoyarde abordait le dernier tir en tête en compagnie de Lisa Vittozzi, Maren Kirkeeide, Hanna Oeberg et Franziska Preuss.

Une bataille derrière la carabine au sommet, remportée par Julia Simon et la Transalpine, sans-faute, alors que leurs adversaires piochaient, et se rendaient même sur l’anneau de pénalité avec l’Allemande. Ressortie du dernier tir avec 2.9 secondes de retard sur Lisa Vittozzi, la Française n’arrivait pas à combler ce faible retard, et perdait même du terrain mètre après mètre. En souffrance sur les skis, elle voyait même revenir sur elle les intenables Maren Kirkeeide et Hanna Oeberg.

Dans la dernière montée avant de basculer vers le stade, Julia Simon perdait même le contact avec la Norvégienne et la Suédoise, abandonnant les espoirs de podium en toute fin de course. À l’arrivée, c’est une frustrante quatrième place pour les Bleues, à 7 secondes podium, à 10 secondes de la gagne revenue à la Norvège grâce à une nouvelle dernière ligne droite de folie proposée par Maren Kirkeeide. Si Julia Simon n’a pas de regret, après avoir donné son 100%, la frustration est évidemment présente, quatre jours après avoir écrasé le relais d’Oberhof. “C’était de la souffrance, j’ai tout donné, avoue-t-elle au micro de la chaîne l’Équipe. Elles arrivaient tellement fort (Maren Kirkeeide et Hanna Oeberg, ndlr). Je ne pensais pas qu’elles arriveraient à revenir sur Lisa (Vittozzi). C’était un autre rythme. Je me suis sentie impuissante.”

“J’ai l’impression d’avoir très bien fait le travail (sur le pas de tir, ndlr). Je ne me suis pas précipitée, j’étais tout le temps dans le contrôle. Il y a des moments où j’étais même plus attentive. Mais sur la piste c’était très dur. C’est frustrant, il m’en manque un peu. Je sens que ça va de mieux en mieux. Il y a quelque temps je n’aurais pas été capable de tenir. Dès le premier tour c’est parti vraiment très fort. Le dernier tour normalement c’est mon point fort mais aujourd’hui c’est là où je n’arrive pas à accrocher, où je n’arrive même pas à conserver ma place. Tout va tellement vite dans ce relais de Ruhpolding. D’un côté je n’ai pas de regret car j’ai donné mon maximum.”
Crédit photo : Thibaut/NordicFocus

