Coupe du Monde

Oberhof – Julia Simon : “Il faut faire parler les émotions”

Victorieuse de la poursuite d’Oberhof ce samedi, Julia Simon n’a pu cacher son soulagement en franchissant la ligne d’arrivée.

La rage de vaincre de Julia Simon

Montant en puissance tout au long du mois de décembre, Julia Simon n’avait pas encore goûté à la victoire cet hiver. Frustrée hier par sa dixième place sur le sprint, la Savoyarde a sorti le grand jeu sur la poursuite pour s’imposer. Dans l’aire d’arrivée, la lauréate du gros globe de cristal en 2023 a extériorisé tout son soulagement. Avec désormais 438 points au classement général, Julia Simon remonte au cinquième rang mondial, à 154 points de Justine Braisaz-Bouchet.

Julia Simon (FRA) © Thibaut/NordicFocus

Il y avait de la rage, avoue Julia Simon au micro de la chaîne l’Équipe. Un moment donné il faut faire parler les émotions. Enfin, c’était dur, c’était long et du soulagement avec ce dernier tour car quand on a Justine (Braisaz-Bouchet) derrière il faut skier jusqu’au bout. Mais là c’est du soulagement.

C’est parti fort. Je suis partie avec Elvira (Oeberg) et je crois que c’était coup pour coup, on était un peu zinzin. Je suis partie sur l’anneau de pénalité (après le premier tir) et je me suis dit, « là ma petite tu as intérêt d’assurer derrière parce que sinon Cyril (Burdet) ne va pas te louper sur le débrief de course ». Il fallait partir fort, comme d’habitude quand on part de l’arrière, on n’a pas le luxe de gérer. Il fallait partir fort et j’ai eu la chance d’avoir Elvira. Tout le long j’ai skié vite. J’ai temporisé sur le quatrième tour si ça devait se jouer dans le dernier tour.

Julia Simon (FRA) © Manzoni/NordicFocus

Je sais qu’il y a une ouverture (en entendant les fautes de Justine Braisaz-Bouchet sur le dernier tir), c’est ça que j’aime dans le biathlon, ce challenge, si je vais réussir à le relever ou pas. Ma troisième balle part un peu vite, aujourd’hui je n’ai fait que des erreurs avec trop d’envie. Après cette faute je me suis dit, « une mais pas deux. Une ça peut jouer, deux c’est mort, tu te reprends ». Je me suis reprise, j’ai resserré les cale-pieds et ça fait une belle course avec des tirs comme j’aime, à l’attaque. Aujourd’hui c’est que du positif.”

Crédit photo : Manzoni/NordicFocus