Tout juste vainqueur du gros globe de cristal, Éric Perrot se projette déjà sur les quatre prochaines années qui le mèneront vers les JO 2030 en France.
Éric Perrot, prêt à remettre ça
À 24 ans, Éric Perrot a déjà coché toutes les cases, ou presque. Sacré champion du monde de l’individuel un an plus tôt, avec une troisième place mondiale, le Savoyard a placé le curseur encore plus haut en cet hiver olympique : trois médailles aux JO, dont deux titres en relais, trois petits globes et la victoire finale au classement général de la Coupe du monde.

Un exercice 2025-2026 abouti pour le Tricolore : “C’est trop cool d’avoir déjà réussi à gagner presque toutes les compétitions que je voulais gagner, confie-t-il pour l’AFP. Ça fait quatre ans que je bosse dessus. J’ai vraiment savouré chacune des parties de cette saison. J’en sors satisfait et un peu émoussé émotionnellement. La journée qui m’a vraiment marqué, aussi bien mentalement, émotionnellement et physiquement, c’était la victoire en relais masculin lors des Jeux olympiques.”

Seul “accroc” dans sa saison : le titre olympique individuel qui manque à son palmarès. Un sacre qui s’est joué d’un rien sur le 20 kilomètres, seulement battu par Johan-Olav Botn : “Je visais tellement l’or sur cette course, avoue-t-il. Je m’étais préparé mentalement depuis tant d’années sur ce parcours. Honnêtement, j’ai collé à mon schéma à 99%, en engageant la course à fond à ski et au tir, très offensif comme je le voulais, la course de mes rêves. Quand je loupe ma balle au deuxième tir, je m’en veux car des pensées arrivent. Je sais qu’elle va me coûter cher, la médaille d’or.”

Comblé mais loin d’être rassasié, Éric Perrot ne compte pas s’arrêter là. Avec déjà dans le viseur les Jeux olympiques 2030 à la maison, le numéro un mondial veut continuer de progresser dans tous les compartiments de sa discipline. Il ne se fixe aucune limite : “Quand j’écoute d’autres personnes qui ont vécu ça, ils me disent de vraiment prendre le temps. C’est ce que je vais faire. Pour autant, je refuse de me reposer sur mes lauriers. J’ai envie de me reprojeter directement vers un projet à quatre ans. Et pour ça, il faut qu’on trouve des façons de me stimuler. J’ai de la marge de progression sur beaucoup de choses, je ne me fixe aucune limite. J’ai envie de mettre une programmation ambitieuse pour continuer à évoluer physiquement, me densifier pour être capable de fournir de grosses courses encore plus régulièrement.”
Crédit photo : Manzoni/NordicFocus

