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Coupe du Monde Jeux Olympiques

Émilien Jacquelin : “Continuer à travailler en vue des JO”

Deux mois après sa chute à vélo, Émilien Jacquelin ressent toujours des douleurs à son poignet gauche. De quoi renforcer sa détermination à briller lors des Jeux Olympiques de Pékin.

Un poignet toujours douloureux

À l’occasion de la présentation des équipes de France pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Pékin, qui s’est tenue hier dans les locaux du Coq Sportif, Émilien Jacquelin a fait le point sur son état de forme, à deux mois de l’ouverture de la saison à Ostersund.

Cet été, lors d’une sortie à vélo en Norvège avec ses coéquipiers, le Villardien a lourdement chuté. Il fut opéré dans la foulée d’une fracture au poignet gauche, provoquant un coup d’arrêt dans sa préparation. Reprenant assez rapidement l’entraînement physique, il a dû patienter quelques semaines pour faire son retour sur le pas de tir.

Crédit photo : Kevin Voigt

Aujourd’hui, le biathlète tricolore essaie de rattraper le temps perdu. Au micro d’Eurosport, Émilien Jaquelin avoue qu’il a été difficile d’accepter cette situation. De retour dans le groupe France ces derniers jours à l’occasion d’un stage dans les Pyrénées, son poignet gauche n’est pas pour autant totalement rétabli. Le triple champion du monde ressent toujours certaines douleurs…

“Quand j’ai repris, j’ai accusé le coup parce que j’ai senti que physiquement, il allait y avoir énormément de travail. On va dire que ça fait deux semaines que j’ai vraiment accepté la situation. Je sais que cet hiver sera rude. C’est un challenge.”

“Il y a toujours des douleurs qui m’empêchent de faire mon tir couché de manière naturelle. Aujourd’hui, j’ai une plaque et neuf vis dans le poignet. C’est ça qui m’empêche d’avoir la totalité de sa mobilité.”

Crédit photo : Kevin Voigt

“J’ai certes un petit peu de retard sur les autres mais je suis mon chemin, j’essaie d’être patient. C’est super important, parce qu’il y a beaucoup de hauts et de bas, il y a des jours où tu te dis que ça va être compliqué, et des jours où j’ai beaucoup de motivation. Je prends mon mal en patience, ça demande beaucoup de résilience, chose qui pouvait me faire défaut auparavant. J’évolue aussi mentalement et ça ne peut être que positif.”

Une nouvelle approche de son tir

Des douleurs, toujours présentes, l’obligeant à revoir sa façon de tirer. Une position beaucoup moins optimale et académique que la précédente, mais qui pour le moment, fait ses preuves…

“On a trouvé une autre technique, pas académique, mais qui me permet de tirer, et bien, c’est ça qui est assez incroyable ! C’est comme si mon cerveau avait fait ce nouveau geste tout seul. Normalement, on vient poser notre carabine entre le pouce et l’index. En ce moment, je le mets entre l’index et le majeur.”

Crédit photo : Kevin Voigt

“C’est une position beaucoup moins optimale : la carabine bouge beaucoup plus et je suis moins relâché, mais pour autant, pour le moment, je tire bien. Il va falloir que je choisisse si je tente ça en compétition ou mon tir normal.”

Le rêve olympique renforcé

Prenant donc son mal en patience avant de retrouver la totale possession de ses moyens, Émilien Jacquelin se dirige vers la prochaine saison avec beaucoup d’interrogations. Mais les ambitions sont toujours présentes, et même encore plus fortes. Homme des grands rendez-vous et des courses d’un jour, le double champion du monde en titre de la poursuite voit encore plus les Jeux Olympiques de Pékin comme son grand objectif de l’hiver. Il compte bien se servir des deux premiers mois de compétition en Coupe du Monde pour débarquer au top en Chine…

Crédit photo : Kevin Voigt

“Les courses d’un jour, c’est ce que j’affectionne, je l’ai prouvé par le passé, et on dit souvent qu’aux JO, il y a de très belles histoires qui s’écrivent. J’ai envie d’écrire la mienne. De prouver aussi à tous ceux qui vont regarder les Jeux cet hiver que malgré les coups durs, les coups du sort, si on redouble de travail, d’abnégation, de volonté, on est capable de faire face et de continuer à avancer.”

“Ma chance, c’est que les JO arrivent trois mois après l’ouverture de la saison, ça laisse beaucoup de temps pour travailler pendant les courses.”

Crédit photo : Kevin Voigt