Coupe du Monde

Campbell Wright : “Le plus grand défi a été d’accepter de ne plus vivre en Nouvelle-Zélande”

Comme l’ensemble des biathlètes, Campbell Wright est en pleine préparation pour la saison à venir. Toujours en simplicité, mais bien loin de la Nouvelle-Zélande.

« Le plus difficile, c’est de se rappeler que c’est simple »

Campbell Wright est un biathlète atypique sur le circuit mondial. De part, son style décalé, son parcours personnel entre la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, ses sorties à contre-courant ou bien son approche de la discipline. D’ailleurs, dans une interview accordée à l’IBU, le treizième mondial a refusé de voir le biathlon comme une discipline particulièrement complexe. “Ce n’est pas difficile. Les gens compliquent les choses plus qu’elles ne devraient l’être. Ce que nous faisons est très simple”, estime-t-il. Une simplicité qui peut pourtant devenir un piège pour les athlètes : “Parfois, la simplicité pousse les gens à se prendre la tête. Ils pensent que c’est quelque chose de plus compliqué que ça ne l’est réellement.”

Campbell Wright (USA) © Authamayou/NordicFocus

Pour Campbell Wright, le plus difficile est finalement de ne pas chercher plus loin que nécessaire : “Le plus difficile, c’est de se rappeler que c’est simple. Ce n’est pas difficile, mais c’est parfois frustrant de voir à quel point c’est simple”. Même son de cloche pour les séances d’entraînement : “Le travail acharné ne vous rend pas spécial. Travailler dur, c’est le strict minimum. Donner 100 %, c’est le strict minimum dans ce sport. Tout le monde travaille dur. Vous n’êtes pas spécial parce que vous êtes capable de réaliser une séance difficile, tout le monde le fait.

Le mal du pays pour Campbell Wright

Derrière son côté très cool et décontracté, Campbell Wright cache en réalité une blessure : celle de vivre loin de la Nouvelle-Zélande. Passant une très grande partie de sa vie en Europe depuis son adolescence pour poursuivre sa carrière, il reconnaît que son pays natal lui manque. “Je pense que le plus grand défi a été d’accepter de ne plus vivre en Nouvelle-Zélande. (…) Je sais que c’est moi qui ai choisi cette vie, mais la population et la culture me manquent”, confie-t-il.

Campbell Wright (USA) © Manzoni/NordicFocus

Le mal du pays et une différence culturelle qu’il résume en prenant l’exemple du golf. «En Nouvelle-Zélande, si vous arrivez en débardeur et en short, personne ne vous regarde de travers. Vous allez passer un bon moment et cela vous coûtera cinq dollars. En Autriche, cela vous coûtera 100 dollars et, si vous n’êtes pas habillé comme il faut, les gens se demanderont : “Qu’est-ce que ce gars fait ici ?””

Crédit photo : Thibaut/NordicFocus