Averti au Loop One Festival pour une mauvaise manipulation de la carabine, le Norvégien Johan-Olav Botn reconnaît que le durcissement du règlement impose de revoir des automatismes bien ancrés.
Un avertissement avant la Coupe du monde
Deuxième et quatrième du Loop One Festival de Munich le week-end dernier, Johan-Olav Botn a également quitté l’Allemagne avec un rappel à l’ordre. En cause : les nouvelles règles qui obligent les biathlètes à attendre d’être sur leur tapis pour commencer à retirer leur carabine. “On m’a fait remarquer que je devais être prudent et ne pas trop jouer avec les limites, explique le Norvégien dans les colonnes de Dagbladet. Un avertissement sans conséquence sur ses résultats, à l’inverse de la Tchèque Lucie Charvátová, disqualifiée, comme deux autres de ses adversaires.

Pour le champion olympique de l’individuel, il est, sans surprise, difficile de supprimer un geste répété depuis des années à l’approche des cibles. “Il était très courant de passer un bras sous la bretelle de portage avant de s’allonger sur le tapis. Et ce mouvement, on veut simplement s’en débarrasser le plus rapidement possible”. Si la nouvelle règle a été officialisée il y a seulement quelques semaines, les biathlètes ont été informés de ce changement dès le mois de mai. Une adaptation qui n’a pas été immédiate pour le Scandinave : “Le premier mois, j’oubliais environ une fois sur deux. C’était un peu compliqué, mais maintenant, le réflexe est plutôt bien acquis.“

Malgré ces difficultés, Johan-Olav Botn comprend le durcissement du règlement : “C’est simplement une question de sécurité : il ne faut pas commencer à retirer sa carabine avant d’être sur le tapis. C’est donc difficile à contester.”
Crédit photo : Authamayou Leo/NordicFocus

