Coupe du Monde

Le Grand-Bornand – Éric Perrot : “J’ai été un peu trop gentil dans cette bosse”

Quatrième de la poursuite du Grand-Bornand, Éric Perrot a perdu le podium dans la dernière bosse, dépassé par la droite par son coéquipier Émilien Jacquelin.

Éric Perrot, un final frustrant

En zone mixte après la poursuite, Éric Perrot était quelque peu frustré. Le Français a en effet vu le podium lui échapper de très peu. Johan-Olav Botn loin devant pour la gagne, les deux dernières places se jouaient entre le Savoyard, Émilien Jacquelin et le Norvégien Johannes Dale-Skjevdal.

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

En tête du trio avant la dernière bosse, Éric Perrot a tardé pour serrer à droite, profitant à son compatriote, s’engouffrant dans la brèche. Un peu gêné par le dépassement de celui-ci, le deuxième mondial perdait de la vitesse et se faisait également doubler par le Scandinave à sa gauche. Pris en sandwich, le Tricolore n’a pu faire son retard dans la derniers mètres, terminant finalement à une frustrante quatrième place.

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

“De base je comptais serrer à droite, pour ne pas laisser passer de ce côté-là, confie Éric Perrot au micro de la chaîne l’Équipe. Et au moment où j’attaque à serrer je vois que c’est Émilien et j’ai un petit sentiment mitigé. J’ai envie d’envoyer la personne qui me double à droite dans la barrière, ce que j’ai techniquement le droit de faire de façon cordiale, c’est à dire de le faire avant qu’il passe. Mais en même temps quand je vois que c’est Émilien, je me dis que j’ai pas envie de faire ça. Il était meilleur que moi mais je pense que j’ai été un peu trop gentil dans cette bosse. Je n’ai pas de regret.”

Eric Perrot (FRA) © Manzoni/NordicFocus

À la sortie du dernier tir, Éric Perrot et Émilien Jacquelin étaient tous les deux ensemble avec une dizaine de secondes d’avance sur Johannes Dale-Skjevdal. Mais le Norvégien a rapidement repris les deux Français : “Je pensais qu’on était que deux à jouer ce podium, avoue-t-il. J’essayais de gérer mon tour pour être en capacité de bien finir. Et puis un moment donné je me rends compte que Dale n’est pas si loin et que finalement il est dans mes skis en haut de la longue montée alors que j’étais cartouche complet. Je décide de ralentir pour garder de l’énergie pour le sprint. Mais pour être sincère, je suis tombé contre deux personnes qui étaient plus fortes que moi aujourd’hui. Bravo à eux.”

Crédit photo : Thibaut/NordicFocus