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Divers

Les premiers pas de Darya Domracheva et Ole Einar Bjoerndalen en Chine

Pour l’IBU, le couple star de la discipline est revenu sur ses premiers mois passés à la tête de la sélection chinoise. Extrait…

En septembre, Darya Domracheva et Ole Einar Bjoerndalen annonçaient à la grande surprise générale rejoindre les rangs chinois en tant qu’entraîneurs. Quelques mois auparavant, ils étaient encore sur les skis, à batailler avec les meilleurs biathlon du monde.

Darya Domracheva avoue : « Je ne m’attendais pas à ce virage à 180 degrés si vite. Pour moi, c’était la seule chance de me lancer dans le coaching, car il ne me reste plus que quelques années pour voyager ensemble avant que notre fille Xenia aille à l’école, il sera impossible plus tard de combiner tout cela. »

Pour Einar Bjoerndalen, cette décision n’a pas été prise dans la précipitation : « J’ai été approché il y a presque deux ans. J’ai pensé que cela pourrait être intéressant, mais j’ai étudié la question et j’en ai discuté avec beaucoup de gens. Je crois que j’ai eu six ou sept propositions avant d’accepter le poste. Cela a pris un certain temps. Vous avez besoin de sentir que vous avez entièrement confiance. C’est le cas, mais il est très difficile d’entraîner une équipe d’un autre pays. Pour la Chine, ils veulent des résultats sur une période très courte. C’est un travail que Darya et moi pouvons faire ensemble et comme quand nous étions athlètes, nous devons nous y consacrer à 100%.

La sélection chinoise était présente à Sjusjoen la semaine dernière. © IBU

Le cannibale norvégien revient également sur la barrière de langue entre lui et ses athlètes…

« Cela devient plus facile chaque jour. Les athlètes ne parlent pas beaucoup l’anglais mais ils comprennent beaucoup. Le plus difficile est de comprendre exactement les rouages de l’entrainement et d’arriver à exprimer les sensations et les émotions qui accompagnent celui-ci. C’est vraiment difficile. Il est presque impossible d’obtenir une réaction. Le sport est comme l’art, on a besoin de cette émotion. Si vous n’avez pas cela, c’est un défi. Nous utilisons beaucoup de langage corporel pour voir comment ils réagissent et se déplacent. » Même chose pour Darya Domracheva avec l’équipe féminine : « Je peux voir la différence après l’entraînement ; certaines sont totalement mortes et d’autres sont fatiguées, juste des sensations normales après l’entraînement. Il s’agit de moments délicats où vous devez en apprendre davantage sur chaque athlète. »

Pour cette première saison à la tête de la sélection chinoise, le nouvel entraîneur-chef fixe des objectifs plutôt modestes…

« Le meilleur résultats chez les femmes était une 27e place la saison dernière. Nous devons faire aussi bien. Un top 10 au relais féminin serait plutôt cool ! Pour les hommes, être dans la poursuite serait très bien, mais on ne sait jamais. Tout dépend de la vitesse à laquelle les athlètes progressent. »

Entretien à retrouver intégralement ICI.

Crédit photo : IBU

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