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Coupe du Monde Divers

Mari Eder : “Le vide laissé par Kaisa est grand”

Mari Eder - Kaisa Makarainen - IBU

Après le départ à la retraite de sa coéquipière et amie Kaisa Mäkäräinen, Mari Eder endosse désormais le rôle de leader de son équipe nationale.

Repartir de zéro, ou presque

La Finlande devra dorénavant faire sans Kaisa Mäkäräinen, retraitée sportive depuis mars dernier. Une grande page se tourne pour ce pays qui se cherche désormais un nouveau ou une nouvelle patronne. Et les espoirs reposent sur les épaules de Mari Eder. Quatrième du sprint de Nove Mesto cette année, la Finlandaise se dit prête à reprendre le flambeau.

“Le vide laissé par Kaisa est grand, et nous sommes tous confrontés à une tâche difficile, mais je suis prête à assumer la responsabilité. Ensuite, il ne sera pas très important de savoir qui sera le meilleur athlète de l’équipe à la fin de la saison. Il sera plutôt important de voir comment nous avons tous progressé”, a-t-elle déclaré pour la télé finlandaise.

Après une très belle saison 2016-2017 où elle a notamment décroché ses deux premiers succès en carrière, Mari Eder a par la suite connu des hivers compliqués. 30e mondiale lors du dernier exercice, elle a enchaîné les pépins de santé. Une période difficile pour la biathlète de 32 ans qui a pensé un moment à arrêter. Mais la flamme est toujours là…

“Si je devais utiliser des termes chers à la boxe, on pourrait dire que plusieurs fois je suis allée au tapis et j’étais prête pour le décompte de l’arbitre. Mais si j’avais été du genre à abandonner facilement, j’aurais probablement été absente du monde du sport depuis un certain temps. Dans ma carrière, il n’y a jamais eu de chemin tout tracé, mais plutôt un chemin accidenté, rocheux et sinueux. Beaucoup auraient déjà jeté l’éponge il y a des années. Mais même si parfois je pensais abandonner ma carrière, la passion du biathlon et du sport ne m’ont jamais abandonnée.”

En mars 2017, Mari Eder réalisait le doublé sprint/poursuite à Oslo. Crédit photo : IBU
Des ambitions affichées

Mariée à l’ancien biathlète autrichien Benjamin Eder, la Finlandaise a passé la plus grande partie de sa préparation en Autriche. Une préparation qui s’est déroulée sans accroc où elle notamment pu travailler son tir avec Markus Michelak, un coach autrichien. Très rapide sur les skis, Mari Eder paie souvent son irrégularité derrière la carabine. 75% de réussite au tir l’hiver précédent. Trop peu pour jouer les premiers rôles. Des difficultés qu’elle a essayé de gommer cet été.

“Je voulais quelqu’un qui puisse faire le point régulièrement sur mon entraînement au tir et apporter les changements nécessaires. Je n’ai jamais eu cette aide auparavant dans ma carrière et je suis consciente qu’il y a eu de sérieux défauts dans ma façon de tirer. L’aide de Markus vaut de l’or pour moi. Si j’avais eu seulement le staff finlandais disponible pendant les rassemblements nationaux, mon entraînement au tir aurait été une fois de plus compliqué.”

Regonflée à bloc et en pleine possession de ses moyens, la native d’Eno rêve de remonter sur la première marche du podium, et ce, dès cet hiver.

“Mon objectif est d’obtenir les meilleurs résultats de ma carrière. La soif de victoire est désormais de plus en plus forte. J’ai réussi à gagner plusieurs fois dans le passé et je veux le refaire. La flamme que j’avais à Holmenkollen ne s’est jamais éteinte en moi.”

Crédit photo : IBU

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