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Coupe du Monde

Lukas Hofer : “L’impression d’être dans The Walking Dead”

Pour Fondo Italia, le biathlète italien est revenu sur la fin de la dernière saison très étrange. Il évoque également sa préparation, ses objectifs et la retraite de son ancien adversaire… Martin Fourcade.

À bientôt 31 ans (le 30 septembre prochain), Lukas Hofer va entamer sa 12e saison sur le circuit de la Coupe du Monde. 16e du général avec une 5e place sur le sprint d’Hochfilzen comme meilleure performance, l’Italien a surtout été marqué lors du dernier hiver par la fin de saison chaotique avec une ambiance glaciale, sans la présence de spectateurs. Un scénario qu’il n’espère pas revivre d’ici quelques mois…

“Je m’inquiète de la possibilité de courir à huis clos, ce n’est pas agréable de voir les tribunes vides car nous avons l’habitude d’être toujours encouragé par de nombreux fans. À Nove Mesto, j’avais l’impression d’être dans «The Walking Dead» (ndlr : série télévisée où on suit un groupe d’individus qui tentent de survivre à l’apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies), je me sentais seul. Habituellement, vous n’entendez pas les autres tirer, vous entendez le public crier quand un athlète atteint les cibles, mais cette année tout était silencieux sur la piste et dans les bois, c’était presque effrayant.

À moins de trois mois de la reprise, Lukas Hofer enchaîne les stages avec sa sélection nationale (les Italiens étaient à Antholz ces dix derniers jours). Satisfait de sa préparation, il espère jouer les premiers rôles…

“Je me sens bien, je suis fatigué comme d’habitude dans cette période, mais heureux d’être dans la forme que je voudrais et aussi parce que le tir se passe bien.”

“L’important sera d’être régulier, de se trouver aux avant-postes, tout ça dans l’espoir de rester en bonne santé, sans tomber malade et sans problème physique.”

De la même génération que Martin Fourcade, l’Italien regrette le départ du quintuple champion olympique…

“Beaucoup de gens diront que ça fait un de moins à battre, pour moi c’est une personne qui va me manquer, car j’ai grandi avec lui et nous avons quasiment débuter ensemble en Coupe du monde. Je suis sûr qu’il va me manquer, mais pour tout le monde il y a une fin, dans le sport c’est comme ça.”

Crédit photo : Biathlon Antholz Anterselva

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