Coupe du Monde

Le Grand Bornand – Éric Perrot : “Les fans français sont fous”

Éric Perrot sera au départ du sprint du Grand Bornand demain. Le Savoyard, toujours avec de grandes ambitions, s’attend à une ambiance volcanique.

Éric Perrot à l’assaut du Grand Bo

Cette étape du Grand Bornand est évidemment un rendez-vous important pour l’ensemble des biathlètes tricolores. Pour Éric Perrot, ce sera également l’occasion de conclure une année 2024 durant laquelle il a franchi de nouveaux paliers.

Eric Perrot (FRA) © Manzoni/NordicFocus

Champion du monde sur le relais mixte à Nove Mesto, vainqueur pour la première fois de sa carrière sur la coupe du monde en mars dernier, le biathlète de Peisey-Vallandry a remis ça dès ce début de saison sur la mass-start de Kontiolahti. Un succès devant Quentin Fillon Maillet lui permettant de porter le dossard de leader du classement général sur le sprint d’Hochfilzen.

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

Après deux étapes, Éric Perrot débarque en Haute-Savoie avec le statut de quatrième mondial. Se sentant encore très bien physiquement, il nourrit légitiment de grandes ambitions ces prochains jours : “J’arrive ici quatrième du général, c’est génial, je me sens prêt à m’exprimer, je suis là où j’ai envie d’être, explique le Savoyard dans les colonnes de l’Équipe. Il y a plus d’attente, mais ça ne me pose pas de problème pour le coup. Moi aussi, j’ai plus d’attentes. Ce qui a changé, c’est mon approche, mon envie de gagner. La pression que j’ai, c’est de prouver que je suis capable d’encaisser ça. Aujourd’hui, je sais que si je fais une très bonne course, je gagne, malgré les concurrents qui sont très forts. Et c’est génial ça.”

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

Éric Perrot attend évidemment à être poussé par le public français tout au long de l’étape. Une ambiance qu’il a eu du mal à appréhender par le passé : “Les fans français sont fous en fait ! Certains bénévoles sont davantage fans que bénévoles, partout on sent cette attente, cette envie, ces regards. Je me souviens avoir subi ça il y a deux ans et trois ans. C’est un petit peu lourd quand tu es athlète, tu as intérêt à savoir qui tu es, où tu en es et ce que tu dois mettre en place car sinon tu peux te faire écraser. Mais j’ai progressé là-dessus, j’ai pris du recul, je suis un peu plus posé. Il faut arriver à se libérer, à s’exprimer soi-même.”

Eric Perrot (FRA) © Thibaut/NordicFocus

Le biathlète de 23 ans, ainsi que ses coéquipiers voudront surtout continuer à surfer sur cet excellent début de saison. Après deux dernières années plus difficiles, le groupe de Simon Fourcade fait plus que de la résistance face à l’armada norvégienne cet hiver : “On est sortis d’années où c’était plus difficile, où la dynamique n’était pas sur la même pente. Nos entraîneurs avaient mis en place de super choses, mais elles n’avaient pas encore payé la saison dernière. Mais elles paient maintenant au bout d’un an, deux ans d’entraînement. Ça fait du bien.”

Éric Perrot a hérité du dossard 44 pour le sprint de demain.

Crédit photo : Thibaut/NordicFocus