Julia Simon a entamé sa préparation en vue de la prochaine saison olympique. La Savoyarde s’est accordée une bonne coupure au printemps après des derniers hivers éreintants.
Recharger les batteries avant d’attaquer une préparation importante
Alors que la prochaine saison débute dans six mois, les biathlètes ont repris le chemin de l’entraînement depuis quelques semaines déjà. À Prémanon pour un stage de reprise de trois jours, les Bleus ont par la suite pris la direction de la Presqu’île de Giens fin mai pour le traditionnel rassemblement pré-olympique. Une reprise en douceur, notamment pour Julia Simon, qui a pris le temps de recharger les batteries en avril.

Vainqueure du gros globe de cristal en 2023, quadruple championne du monde en 2024 et 2025, la biathlète des Saisies vient d’enchaîner trois grosses saisons. Fin mars, la Française a senti le besoin de faire un gros break, que ce soit sur le plan physique ou mental : “J’ai l’impression cette année d’avoir enfin réussi à bien couper, confie-t-elle pour Ski Chrono. D’avoir profité un petit peu et de reprendre l’entraînement très doucement ce mois de mai pour me remettre en route.

“L’accumulation des saisons avec les heures d’entraînement, les courses, les voyages. J’avais une grosse fatigue mentale. Je pense que ça fait trois saisons qui sont très bonnes et du coup une petite accumulation de fatigue avec beaucoup de sollicitations. Je n’ai pas fait de sport pendant un mois ! C’est très sympa de faire une pause comme ça et en tout cas. Je me sens ressourcée.”
Julia Simon, pas encore le moment de se projeter sur les JO
Désormais d’attaque, Julia Simon est prête à enchainer les stages durant cette longue préparation olympique. Des JO de Milan Cortina forcément dans le viseur de la Savoyarde. Mais à huit mois de cet évènement, il est encore difficile de se projeter : “Les Jeux, ça me paraît loin. J’ai du mal à me projeter. C’est un gros événement, mais j’ai envie quand même de prendre les choses avec légèreté et de ne pas en rajouter non plus. De faire comme j’ai fait ces dernières saisons.”

Motivée avec “l’envie de repartir sur une préparation, une saison olympique, des nouveaux challenges”, Julia Simon se nourrit également de la concurrence au sein du groupe féminin français avec la jeunesse qui pousse : “C’est très bien de sentir une émulation comme ça. Après, on sait que ça va être difficile à certains moments, qu’il y aura des choix à faire. C’est le haut niveau, de toute façon. Si on n’est pas bousculé par les jeunes, on sera bousculé par des étrangères, par les coachs.”
Crédit photo : Manzoni/NordicFocus

