Trompé par le vent sur le premier tir, puis victime d’une casse de chargeur sur son premier tir debout, Éric Perrot a vécu une poursuite d’Oberhof très compliquée ce samedi (15/20 au tir), limitant tout de même les dégâts avec une huitième place à l’arrivée.
Éric Perrot, “un calvaire”
“Ça fait mal (la triple faute au premier tir, ndlr), avoue Éric Perrot après sa course au micro de la chaîne l’Équipe. J’ai peut-être loupé une information au niveau du vent, ça doit être ça. Dans le feu de l’action j’étais très concentré sur mon tir, je savais qu’il y aurait eu des grosses opportunités aujourd’hui, et ça a été le cas.

Il y a des jours c’est dur. Je donne tout, il y a beaucoup trop de fautes au tir, je fais vraiment le maximum. Et là mon chargeur décide de se casser (avant de lâcher sa cinquième balle sur le troisième tir, ndlr) parce qu’il devait avoir froid comme moi. La dernière balle tombe dans le chargeur au lieu de remonter pour que je puisse la mettre dans le canon. Ce sont des choses qui n’arrivent jamais et ça arrive aujourd’hui bien évidemment. J’essaie donc de mettre une balle, sauf qu’il fait très froid, donc pas de sensations dans les mains. Et la balle tombe comme l’autre dans le chargeur. Donc faut que j’enlève tout pour pouvoir en remettre une et je réussis par la mettre miraculeusement. Bref, un calvaire.

J’avais la forme en ski (troisième temps, ndlr), c’est un point positif parce qu’avec une mauvais forme en ski, c’était une journée catastrophe.”
Au classement général, Éric Perrot pointe désormais à la troisième place à 82 points de Tommaso Giacomel, nouveau leader.
Crédit photo : Authamayou/NordicFocus

