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Coupe du Monde

Hochfilzen – Julia Simon : “Un plaisir de fou”

Julia Simon - EXPA/Adelsberger via VOIGT Fotografie

Julia Simon savoure sa troisième place du jour sur la poursuite. Même si tout n’est pas encore parfait, elle espère que le travail de cet été va porter ses fruits pour les semaines à venir.

Retrouvez la réaction de la biathlète française au micro de la Chaine l’Équipe :

Sur sa performance qui contraste avec le début de saison :

J’avoue que physiquement, ça fait vraiment plaisir de sentir que je peux en rajouter à chaque fois sur tous les tours. Je me suis dit c’est pas possible, les autres filles se réservent car j’avais vraiment les jambes. Donc là, c’est vraiment un plaisir de fou même si sur le pas de tir il y a encore quelques petits réglages à faire. J’ai vraiment progressé cet été mais pour le moment c’est frustrant car ça ne voit pas. Mon tir était encore moyen, il faut le dire. Mais ce qui m’encourage, c’est qu’avec ce tir moyen, j’arrive à monter sur la boite. J’ai donc encore quelques bons espoirs pour la fin de saison. Il y a encore de belles courses à aller chercher et j’espère pouvoir tout mettre en place.

Sur son premier tir où elle a commis deux fautes :

C’était pas beau du tout ! J’étais tendue sur ce premier tir. Avant le départ, il y a Anaïs Chevalier qui m’a mis la main sur l’épaule pour me dire que ça “allait bien se passer, tu sais faire”. Je lui ai répondu que j’étais tendue. J’ai pas réussi à me relâcher, je sentais que la carabine bougeait beaucoup. Ce qui est assez surprenant pour du couché. J’ai essayé de tenir ma main et c’est peut-être ce qui a permis de sauver les autres balles limites de mon premier tir. Je n’ai pas encore vu Jean-Paul (l’entraineur de tir) donc je n’ai pas encore eu son ressenti extérieur. Mais c’est sûr que c’est pas très beau.

Sur son appréhension du reste de la course quand on a loupé deux balles d’entrée :

Je ne suis pas ressortie 60ème non plus, j’étais au contact. Je prenais tour par tour, tir par tir, balle par balle. Je savais que si derrière je faisais 15/15, j’avais une carte à jouer. On est à Hochfilzen, tout peut arriver. Ce pas de tir n’est vraiment pas évident surtout sur le debout où l’on arrive très essoufflé. J’ai une phrase en tête. J’ai entendu Marie Laure (Brunet) le dire au Grand Bornand, “les couchés on reste au contact, les debouts ont fait la différence”. Cette phrase me guide. Je me suis donc dit, au couché je suis au contact, un petit loin mais au debout je vais faire la différence. Aujourd’hui c’est ce qui a payé.

Sur son dernier tir debout moins rapide que ceux de la dernière saison :

C’est une bonne question. Je suis dans mon action et je peux vous dire que ces cinq petites balles, quand tu ressors, t’es content de les avoir lâchées. Ça fait mal à la tête de se concentrer autant. Je ne sais pas si c’est moins rapide mais je pense m’être libérée sur les debouts. Je ne me suis pas poser de questions. J’étais focus que sur mon doigt et je pense que ça a fait de très beaux tirs. Il faut que j’arrête de penser qu’à la vitesse. Ce n’est pas mon objectif et je pense que si je fais tous mes derniers tirs debout de la saison comme ça, je signe directement. Même s’ils ont deux secondes de moins, il n’y a pas d’anneau de pénalité et c’est ce qui fait la différence.

Crédit photo : EXPA/Adelsberger via VOIGT Fotografie

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