Coupe du Monde

Éric Perrot l’annonce : “Je me sens prêt pour jouer le général”

Éric Perrot attaquera samedi une saison 2025-2026 avec de grandes ambitions. Les JO évidemment dans son viseur, le Français veut confirmer sa montée en puissance en remportant le gros globe de cristal.

Éric Perrot annonce la couleur

Troisième mondial la saison dernière, avec un circuit masculin désormais orphelin de Johannes Boe, Éric Perrot apparaît logiquement comme l’un des très grands prétendants au gros globe de cristal cette saison. Surtout que ces dernières semaines, le Tricolore de 24 ans a envoyé plusieurs messages à ses adversaires, notamment sur la mass start de Geilo, remportée il y a moins de deux semaines devant toute l’armada norvégienne.

Eric Perrot (FRA) © Nordnes/NordicFocus

Arrivé mardi dans la soirée à Ostersund, Éric Perrot se sait forcément attendu : “Je sens bien que j’ai plus de pression qu’avant, mais il y en a toujours moins que celle que je me mets à moi-même, explique-t-il à Eurosport. Je suis un compétiteur, je l’ai toujours dit et tout le monde le sait. C’est quand les compétitions approchent que le palpitant revient. Je suis impatient.”

Eric Perrot (FRA) © Nordnes/NordicFocus

De l’impatience à l’aube d’une saison si importante. En février, tous les regards seront tournés vers Antholz et les Jeux olympiques de Milan Cortina. Une quinzaine, évidemment déterminante dans l’hiver du Savoyard, qui ne veut pas non plus en faire une obsession quotidienne :“Il y a toujours cette ligne de mire avec les JO mais, si on veut performer au plus haut niveau, on est obligé d’envoyer tous les jours. On ne gagne pas une course en gérant, même si on peut parfois donner cette impression à la télé.”

Eric Perrot (FRA) © Nordnes/NordicFocus

Ambitieux, Éric Perrot ne se cache pas et rêve de remporter le classement général : “Je me sens prêt pour jouer le général, affirme-t-il. J’ai vécu une saison dernière qui était super intéressante parce que j’ai pu le jouer, même si ce n’était que pour la 3e place. Et je me suis évidemment projeté sur cette année, où je vise la victoire. Dans la tête, je me prépare mentalement pour cela, je me sens prêt”. Le biathlète originaire de Bourg-Saint-Maurice sait que sa très belle régularité sur l’exercice précédent (15 tops 10) ne suffira pas. Il faudra encore élever son niveau pour prétendre au cristal : “Ma saison dernière était ultra régulière, peut-être même plus que celle de Laegreid, mais pour jouer le général, il faut être très régulier et très bon. Il faut avoir beaucoup de victoires. C’est le niveau qu’il faut que j’atteigne cette saison. Si je veux être le meilleur du monde, il faut que je gagne régulièrement.”

Eric Perrot (FRA) © Nordnes/NordicFocus

Pour franchir ce cap, Éric Perrot a beaucoup travaillé cet été, notamment son tir couché, à 87% la saison dernière contre 93% pour son debout : “J’ai axé mon été sur le tir couché, qui était un peu moins bon que le debout l’an passé. J’ai essayé d’augmenter le nombre de séances, de mettre plus d’intensité et je sens que ça a marché, j’ai plus de confiance sur mes tirs couchés. J’ai aussi essayé d’améliorer mon explosivité, car ça peut faire la différence sur les sprints de fin de course”. Après un premier week-end à Ostersund dédié aux relais, le Français rentrera dans le vif du sujet mercredi prochain avec un individuel long de 20 kilomètres, dont il est champion du monde en titre.

Crédit photo : Nordnes/NordicFocus