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Coupe du Monde

Anaïs Chevalier-Bouchet : un retour réussi

Après un an d’absence, Anaïs Chevalier-Bouchet a fait son retour en Coupe du Monde l’hiver dernier. Et l’Iséroise n’a pas mis beaucoup de temps pour se refaire une place parmi les meilleures mondiales.

Dans le top 10 mondial

L’hiver 2020-2021 voyait le retour d’Anaïs Chevalier-Bouchet dans les rangs tricolores. Devenue parent en automne 2019, la tricolore de 28 ans avait décidé de faire l’impasse sur la saison qui se profilait. Une année hors des pistes de biathlon, l’Iséroise signait donc son grand retour sur la scène internationale en novembre dernier pour l’ouverture de la saison à Kontiolahti. Si beaucoup de questions entouraient Anaïs Chevalier-Bouchet sur sa forme physique après un an d’absence, la Française balayera rapidement les doutes.

Tout de suite dans le tempo, elle claquera des résultats dès ses premières sorties. Autour de la dixième place lors du premier week-end en Finlande, elle s’offrait un premier podium sur la troisième course individuelle de l’hiver (second sprint de Kontiolahti). Une grosse performance d’entrée, suivie d’une deuxième place en relais, qui aurait pu lui servir de tremplin pour la suite de sa saison, mais qui la déstabilisera plus qu’autre chose. Revenue très (trop ?) rapidement au premier plan, Anaïs Chevalier-Bouchet va connaître une fin de première partie de saison compliquée mentalement. Aucun top 10 accroché à Hochfilzen et souffrant de l’éloignement avec sa fille, la trêve de Noël arrivait au bon moment pour se ressourcer.

Anaïs Chevalier - Kevin Voigt
Copyright : EXPA/Adelsberger via VOIGT Fotografie

Sur l’année 2021, Anaïs Chevalier-Bouchet continuera de confirmer son retour en force. Plus rapide qu’elle ne l’a jamais été durant toute sa carrière, elle montera sur trois nouveaux podiums en janvier (un en individuel et deux en relais). Dans une bonne dynamique, elle abordait les Mondiaux de Pokljuka avec de l’ambition. À côté de son sujet sur le relais mixte d’ouverture, elle lancera pour de bon sa quinzaine slovène sur le sprint. Médaillée de bronze en 2017, Anaïs Chevalier-Bouchet décrochera une très belle médaille d’argent derrière Tiril Eckhoff. 24 heures plus tard, elle enchaînera avec le bronze sur la poursuite. Ces deux récompenses mondiales ont une fois de plus confirmé, s’il le fallait vraiment encore, son retour gagnant.

Vingt-huitième d’une dernière course perturbée par le vent, la tricolore terminera son hiver au neuvième rang mondial et première Française. En l’espace de quelques mois, l’Iséroise a très vite retrouvé son statut de leader de l’équipe féminine.

Sa course de la saison

Quoi de mieux que sa médaille d’argent sur le sprint des Mondiaux pour mettre en avant son come-back réussi ? Dans une forme étincelante, Anaïs Chevalier-Bouchet décrochait le 13 février sa deuxième récompense mondiale individuelle. Une performance fantastique de l’Iséroise qui pouvait même espérer mieux. Avec un 9/10 sur le pas de tir, elle n’échouait qu’à 12 secondes de Tiril Eckhoff, sans-faute. La Française avait très clairement le titre mondial dans les jambes ce jour-là.

Après cette faute, j’y croyais encore pour la médaille. C’était des conditions difficiles. Je suis vraiment contente. Les sensations à ski étaient incroyables. Ça arrive rarement d’avoir de telles sensations.

Anaïs Chevalier-Bouchet après sa médaille d’argent sur le sprint de Pokljuka.
Copyright : VOIGT Fotografie
Anaïs Chevalier-Bouchet en chiffres :
Courses individuelles
Podiums
Top 5
Top 10
Temps de ski moyen
% Tir couché
% Tir debout
26
4
7
11
12e
80%
78,1%
Retrouver de la stabilité derrière la carabine

De retour aux avant-postes, Anaïs Chevalier-Bouchet espère poursuivre son ascension avec un axe de travail pour cet été : son tir . À vouloir revenir au top physiquement après un an d’absence, la tricolore en a perdu de la précision derrière sa carabine, sa grande force depuis le début de sa carrière. Passant de 86% à 79% de réussite, elle a une belle marge de progression de ce côté-là. De quoi espérer de belles choses pour la saison olympique à venir. Passée très proche de la victoire sur le dernier hiver, l’Iséroise est en capacité de remonter sur la plus haute marche du podium. Et pourquoi pas lors du point d’orgue de la saison en Chine ?

Crédit photo : Kevin Voigt