Simon Fourcade, coach de l’équipe de France masculine, dresse un bilan positif des Mondiaux de Lenzerheide. Une belle quinzaine, mais aussi des choix difficiles à faire.
Un bilan positif pour Simon Fourcade
Les hommes de Simon Fourcade ont réussi leurs Mondiaux. Un an après des Mondiaux de Nove Mesto portés par l’équipe de France féminine, les Bleus ont cette fois-ci pesé dans les résultats, permettant au clan tricolore de signer une nouvelle quinzaine historique (13 médailles, 6 en or).

Titrés sur les deux relais mixtes, en argent sur le relais hommes, ils ont également brillé sur les courses individuelles : Éric Perrot champion du monde de l’individuel et bronzé sur la poursuite, sans oublier les deux troisièmes places de Quentin Fillon Maillet sur le sprint et le 20 kilomètres. Seule la mass-start n’a vu aucun français monter sur le podium. Un bilan très satisfaisant pour le coach Simon Fourcade qui visait deux médailles individuelles : “Ce dont je suis le plus fier, c’est que cinq gars ont pris le départ et cinq gars rentrent avec au moins une médaille, dit-il pour Ski Chrono. Je m’attache à la densité du groupe plus qu’à des individualités. Je suis satisfait de cela.

Il y a eu des moments très intenses dans un sens comme dans l’autre sur ces championnats du monde. Nous avons un groupe très fort. Ces Mondiaux sont dans la continuité de ce que nous avons fait depuis ceux de Nove Mesto l’hiver dernier puis de la fin de saison passée et le début de saison. Il y a une montée en puissance, une confiance plus élevée.”
Des décisions difficiles à prendre
De la satisfaction mais des moments difficiles aussi pour l’entraîneur de groupe masculin qui a dû faire des choix. Pourtant présent sur les quatre relais masculins victorieux cet hiver, Émilien Jacquelin, quatrième mondial, n’a pas été sélectionné pour le relais des Mondiaux. Même chose pour Quentin Fillon Maillet sur le relais mixte, champion du monde en titre. “J’ai dû faire des choix qui ont été difficiles, certainement plus pour moi que pour d’autres personnes. Ils m’ont coûté beaucoup. Ce sont des décisions à prendre sur des athlètes que j’apprécie, que je côtoie depuis longtemps et avec qui j’ai une relation qui dépasse le cadre d’entraîneur/entraîné.

Il y a eu des comportements en début de Mondiaux (Quentin Fillon Maillet mécontent de sa non-sélection pour le relais mixte) qui m’ont laissé un goût amer. J’aurais préféré éviter cet accroc d’autant que nous en avions parlé avant les Mondiaux et que nous avions dit à Quentin qu’il serait sélectionné pour le single mixte. Si quelqu’un devait être frustré, c’est Eric, pas Quentin.”
Crédit photo : Thibaut/NordicFocus

