La première épreuve individuelle des championnats du monde a souri à la Française Justine Braisaz-Bouchet, qui s’offre son premier titre sur un sprint. Une victoire particulière, après un début de saison plus compliqué que ses attentes.
“Je suis très émue”
Sa dernière victoire remontait à l’étape du Grand-Bornand fin décembre l’année dernière… sur un sprint. Un clin d’œil fort pour Justine Braisaz-Bouchet qui s’impose, près de deux mois plus tard, sur cette même épreuve à l’occasion des championnats du monde. “Je suis très, très émue, confie-t-elle avant de monter sur le podium au micro de la chaîne L’Équipe. Je pense que c’est l’une des victoires qui m’émeut le plus. Très certainement à cause des combats que je menais intérieurement. Aussi parce que ce sont les championnats du monde. Ces derniers jours, voire même ces dernières semaines, ont été haut en couleur. Il y a eu du suspense jusqu’à la fin. Jusqu’au dernier intermédiaire, je ne croyais pas du tout à la gagne.”

“Le titre reste aux Saisies : c’est une belle histoire”
Pourtant, cette victoire était loin d’être acquise, la Française ayant connu un mois de janvier sans podium individuel. À Lenzerheide, portée par une énergie retrouvée, une belle solidité derrière la carabine (9/10) et une glisse toujours aussi impressionnante, elle réussit à s’imposer avec 10 secondes d’avance sur l’Allemande Franziska Preuss. “Je m’étais dit qu’il fallait oublier ce qui s’était mal passé ces dernières semaines, ajoute-t-elle, et me souvenir de ce qui s’était très bien passé ici-même à Lenzerheide il y a un an (ndrl : victoire sur le sprint, la poursuite et la mass-start de la coupe du monde 2024) . C’était difficile à mettre en place.”

Pour atteindre ce titre de championne du monde, Justine Braisaz-Bouchet a réussi à canaliser ses émotions et mettre de côté la frustration des résultats en deçà de ses espérances cette saison. “J’ai conscience en ce moment de beaucoup de choses, continue-t-elle : le mois de janvier a été délicat et j’avais accumulé beaucoup de fatigue physique et mentale. J’ai un peu d’expérience maintenant pour remédier à tout cela, même s’il y a des hauts et des bas : c’est le sport de haut niveau. Je suis un peu plus philosophe qu’avant peut-être. Le titre reste aux Saisies (ndlr : Julia Simon, également originaire des Saisies, avait remporté le sprint aux Mondiaux 2024) : c’est une belle histoire.“
La Française tentera de réaliser le doublé sprint/poursuite dimanche : un exploit largement à sa portée, au vu de sa forme mentale et physique retrouvée.
Crédit photo: Thibaut / NordicFocus

