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Championnats du Monde

Antholz – Marketa Davidova : “Les résultats viendront”

Actuelle 16ème du général, la jeune tchèque de 23 ans va prendre part à ses deuxièmes mondiaux dans un lieu particulier pour elle. Des propos recueillis par Tomáš Macek pour idnes.cz.

Vous êtes de retour sur le site de votre première victoire en coupe du Monde. L’avez-vous attendu avec impatience ?

“Oui, j’aime vraiment cet endroit. J’espérais juste qu’un temps un peu meilleur nous accueillerait. Il neige ici, pas de ciel bleu, les montagnes environnantes ne sont même pas visibles.”

Il y a un an, lorsque vous avez remporté le sprint à Antholz, le temps était complètement différent.

“C’était ensoleillé et bleu, hein ? Bien sûr. En plus, il y avait de la neige et il n’y avait aucun vent pour le tir.”

Préparation pré-mondiaux
© IBU

Et au niveau mental, avez-vous échappé à la pression de vos bons résultats de la saison passée ?

“Je pense que oui. Il est temps de penser à autre chose.”

Vous êtes-vous concentré sur quelque chose de spécial lors de votre préparation ?

“Absolument pas. Nous nous sommes concentrés sur les choses sur lesquelles nous travaillons toute l’année. Nous avons essayé d’améliorer mon maniement de la carabine, mais ce n’est pas grand chose.”

Avez-vous travaillé pour gagner du temps au tir ?

“Ce sont des détails qui vous feront économiser du temps, mais il est difficile de dire quand et comment cela se reflétera sous forme de gain de temps. Il faut beaucoup de temps et de pratique, ça ne peut pas s’améliorer en un claquement de doigt.”

Dans quel état de forme êtes-vous après le camp d’entraînement ?

“Je ne sais pas. Je ne sais pas grand chose de ma forme actuelle. On verra sur la première course.”

© IBU
Début de saison en demi-teinte

Comment qualifieriez-vous votre saison jusqu’à présent ? En décembre vous avez une troisième place. Mais les résultats de janvier ont été en deçà.

“C’est vrai. J’ai eu de bons résultats cette saison, mais aussi des courses comme à Ruhpolding, où je ne suis pas du tout rentrée dedans. Ce qui est dommage et cela ne devrait pas arriver. Je suis déçue que ça m’arrive encore. Je comprends que je ne peux pas gagner et monter sur le podium tout le temps, mais je ne devrais plus finir en 71ème position” (sprint de Ruhpolding).

La dernière course avant les mondiaux, la mass-start de Pokljuka, vous terminez 10ème, cela vous aide-t-il à arriver confiante à Antholz ?

“Je pense que oui. J’étais particulièrement satisfaite de mon tir. D’un autre côté, je n’en ai pas été pleinement satisfaite de ma dixième place. J’aimerais trouver une raison à cela. J’espère que ces quelques jours d’entraînement m’ont aidé à retrouver le niveau de décembre.”

Antholz, un lieu chargé en émotion

Vendredi aura lieu le sprint, pour beaucoup il apparaît comme votre plus grande chance de victoire. Êtes-vous d’accord ?

“Peut-être. Bien sûr, le fait qu’il n’y ait que deux tirs c’est idéal pour moi, mais je préfère les courses en confrontation directe.”

Quand on vous dit Antholz, à quoi pensez-vous en premier?

“Cette immense joie quand toute l’équipe est venue me féliciter l’an dernier après ma victoire sur le sprint. C’était super. Ces émotions que tout le monde dans l’équipe a partagé avec moi étaient géniales.”

Vous ne pensiez pas à la victoire avant d’arriver à Antholz, n’est-ce pas?

“Pas du tout. À l’arrivée, je ne comprenais vraiment pas ce qu’il se passait. Du fait que j’avais un petit dossard, j’ai attendu longtemps. Je me suis changée et je me suis dit : “Ouais, ça pourrait faire top 10″. Mais de plus en plus de filles terminaient et personne ne battait mon temps.”

Avec le dossard 97 de Laura Dahlmeier il fallait attendre le tout dernier moment.

“Si Dahlmeier battait mon temps, je m’en fichais de finir première ou deuxième. Ça semblait incroyable que je sois toujours en tête et que toutes les autres soient derrière moi.”

© IBU

De quoi rêvez-vous à Antholz cette année?

“Que je puisse à nouveau bien courir et profiter des courses. Les résultats viendront. Vous ne pouvez toujours pas planifier à l’avance et cela dépend des autres.”

Interview originale

Crédit photo : Petr Slavík

Auteur

Aymeric

Aymeric

Rédacteur Biathlon Live

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