Après plusieurs semaines de réflexion au printemps, Cyril Burdet a décidé de poursuivre son aventure à la tête de l’équipe de France féminine. Un choix guidé par une motivation intacte et l’envie d’accompagner les Bleues dans un nouveau cycle olympique.
Cyril Burdet, une réflexion nécessaire
Suite à un cycle olympique particulièrement intense et réussi, Cyril Burdet avait besoin de prendre du recul avant de se projeter sur son futur. Après avoir murement réfléchi, l’entraîneur français a finalement décidé de poursuivre à la tête du groupe féminin : “L’envie est là, sinon je ne serais plus là, confie-t-il dans les colonnes du Dauphiné. J’ai pris le temps de la réflexion au printemps. J’ai exprimé le besoin de prendre le temps, parce que les cycles olympiques, à la fois, passent hyper vite une fois qu’on est lancé et, en même temps, sont très énergivores.”

Il poursuit : “Il faut avoir de l’énergie quand on est à la tête d’une équipe, encore plus quand on est à la tête d’une équipe comme celle-là, avec autant de talent et autant d’ambition”. Grand artisan dans la construction d’un groupe exceptionnel, laissant que des miettes aux autres nations, Cyril Burdet a désormais l’objectif (difficile) de continuer à faire grandir une équipe déjà installée aux avant-postes.

“À titre personnel, j’ai eu jusqu’à présent plutôt l’occasion de monter des équipes, élever le niveau d’une équipe. Là maintenant, le challenge est de renforcer une équipe qui est déjà au top niveau et de l’amener sur le chemin du progrès et de la réussite”. Un nouveau projet de quatre ans qu’il mènera en binôme avec Patrick Favre, désormais seul entraîneur de tir pour les femmes.
Pas encore question de parler de gros globe ou d’or mondial
Entre le classement général et les championnats du monde d’Otepaa (Estonie), les athlètes de Cyril Burdet auront de belles cases à cocher la saison prochaine. Mais pour l’heure, à trois mois de l’ouverture à Kontiolahti, le coach français refuse de se focaliser sur des objectifs de résultats. “Dès le début de l’été, nous avons travaillé les fondamentaux, retravaillé les bases pour revenir sur les choses essentielles, justement pour s’éloigner des objectifs à court et moyen terme. Donc, pour le moment, nous n’en parlons pas.”

Parmi les priorités, le tir dans le vent occupe une place importante. Un axe de travail directement lié aux conditions qui pourraient attendre les Bleues en Estonie pour le point d’orgue de l’hiver. “Nous souhaitons augmenter les compétences de nos athlètes dans la prise de décision face au vent, parce que nous avons vu l’année dernière qu’Otepaa était un site potentiellement venté et que, globalement, toutes ces dernières années, ce n’étaient pas des situations dans lesquelles nous étions parmi les meilleurs”, conclut Cyril Burdet.

L’équipe de France féminine est depuis le début de la semaine à Bessans pour poursuivre sa préparation. Fatiguée après de belles performances au Blink Festival, Océane Michelon est arrivée sur place en milieu de semaine. S’entraînant hors des cadres fédéraux cet été, Justine Braisaz-Bouchet est logiquement absente. On retrouvera la Savoyarde demain sur le City Biathlon de Dresde avec Éric Perrot côté français.
Crédit photo : Manzoni/NordicFocus

