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Martin Fourcade – Des mondiaux à double enjeu

Nous y sommes ! Le grand rendez-vous de la saison débute jeudi sur le site mythique d’Antholz-Anterselva. Douze courses au programme, des titres mondiaux en jeu avec toujours cette lutte pour le dossard jaune.

Et oui. Si les Jeux Olympiques (depuis 2014) sont des courses à part dans une saison, les Championnats du Monde comptent bien pour le général de la Coupe du Monde. Des courses à double enjeu donc, avec le rêve de se parer d’or tout en continuant à amasser un maximum de points. Et Martin aura à cœur de briller sur ces deux tableaux.

Martin dans la peau du leader sur les mondiaux

On l’avait laissé il y a deux semaines, étendu dans l’aire d’arrivée après une cinquième place obtenue sur la mass-start de Pokljuka. Une dernière course où le patron a jeté ses dernières forces dans la bataille après un mois de janvier tout à fait exceptionnel : six courses individuelles disputées pour quatre victoires et une deuxième place. Avec en récompense, le dossard jaune sur ses épaules. Trois semaines de compétition qui ont permis à Martin de retrouver de sa superbe et de se projeter sur les Championnats du Monde avec des certitudes et le plein de confiance. Après un mois de décembre rassurant, notre champion est passé à la vitesse supérieure sur ce début d’année et sera le biathlète à battre, avec Johannes Boe, ces prochains jours. Martin débarque en Italie dans le trône de leader et voudra conserver, voire augmenter son avance au général. Pour cela, il faudra continuer sur la même dynamique tout en ayant un autre objectif en tête : décrocher l’or mondial et effacer les regrets du dernier hiver.

Non on ne pourra pas effacer la dernière campagne mondiale de Martin, revenu bredouille d’Ostersund. Une dizaine en Suède compliquée, à l’image de sa saison. À court de forme, il avait mis un terme à son hiver à la fin de ces Championnats du Monde. Mais en un an, tout a changé. S’il n’est plus aussi voltigeant que lors de ces grandes années, le catalan est redevenu le biathlète complet, craint par tous. Blason doré sur le torse, Martin est prêt à repartir à la chasse aux médailles et aux records. Dix titres individuels au compteur, il n’est plus qu’à une unité du roi Ole Einar Bjoerndalen. Égalé un tel chiffre serait tout à fait incroyable, fourcadesque même ! Mais le patron voit plus que sur le plan individuel et veut briller à présent avec les copains.

Briller collectivement

C’est ce qui manque à l’immense carrière de notre champion. Se parer d’or avec le relais masculin. Souvent favoris ou gros outsiders, les bleus sont souvent passés à côté de l’évènement ces dernières années, que ce soit en Championnats du Monde ou même aux Jeux Olympiques. Une cible noire dans son palmarès qui pourrait enfin être blanchie. Si Martin réalise une grosse saison, c’est toute l’équipe de France masculine qui est dans son sillage.

Des podiums et des doublés à la pelle, quatre français aux huit premières places du général. Nous avons tout simplement la plus grande équipe de France de tous les temps. Un quatuor de feu, (normalement) composé de Martin, Quentin Fillon-Maillet, Simon Desthieux et Émilien Jacquelin, qui a déjà collectivement fait ses preuves cet hiver à l’image de ce relais de Ruhpolding où les français étaient largement au-dessus du lot. Les bleus auront donc l’étiquette de favoris, comme la Norvège guidée par les frères Boe. Mais cette année semble l’année ou jamais pour nos tricolores.

Antholz. Pas forcément le site qui a souri le plus à Martin durant sa carrière (deux victoires et six podium tout de même). Mais on le sait. Lors des mondiaux, tous les compteurs sont remis à zéro, l’atmosphère est différente, les enjeux sont doubles. Une 56e édition qui s’annonce spectaculaire, dans un cadre splendide. Jeudi, nous sommes partis pour dix jours de grandiose, avec on l’espère, une razzia pour Martin et toute l’équipe de France.

Le rêve d’or et de neige continue de s’écrire dès jeudi pour Martin sur le relais mixte. Et c’est peut-être le dernier chapitre d’un incroyable récit débuté dix ans plus tôt à Vancouver.

Gooo Martin !!!